Régionales 2021 : pour Nicolas Florian, « certains s’étonnent de nos propositions en faveur de la sécurité… d’autres l’ont fait » (bref, choisissez votre camp)

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Nicolas Florian
Nicolas Florian (© Territoire Magazines)

Lancement, hier lundi 31 mai, de la présentation du « bouclier de sécurité » que le candidat aux régionales 2021 de la droite et du centre Nicolas Florian entend, s’il est élu président de la Nouvelle-Aquitaine, mettre en place, en compagnie 2.0 de l’ancien patron de la police nationale Frédéric Péchenard, aujourd’hui vice-président à la région Ile-de-France. Avec les numéros Un et Deux de la liste en Gironde Yves Foulon et Muriel Boulmier. Coups de patte au maire de Bordeaux Pierre Hurmic et aux Verts, désignés comme dé-tricoteurs accomplis des mesures prises par Nicolas Florian, quand il était à la tête de Bordeaux. Coups de patte au ministre délégué à la Citoyenneté Marlène Schiappa, qui a mis le terme de « féminicide » à la mode, quand Muriel Boulmier s’est inquiétée de savoir ce qui… après, était fait, concrètement. Avant que le maire d’Arcachon n’anticipe de potentiels reproches de candidats concurrents, qui s’aventureraient à pointer que la sécurité étant une compétence revenant à l’État, l’idée que la Région s’en empare -à sa mesure- ne tient pas la route : « tout ce qu’on propose est chiffré, cadencé et légal ». Bref, protéger davantage les citoyens de la violence grandissante est une question de détermination. Et qui dépasse les appartenances partisanes.

« Votez Nicolas Florian les 20 et 27 juin prochains ! ». L’ancien directeur général de la police nationale (DGPN) Frédéric Péchenard, aujourd’hui vice-président à la sécurité de la région Ile-de-France a apporté, hier lundi 31 mai, son franc soutien au candidat Nicolas Florian, au terme d’une vidéo relatant sa propre expérience aux côtés de la présidente Valérie Pécresse. Un appel intervenu en conclusion d’une intervention vidéo destinée à démontrer que quand une Région veut, elle peut, même si la protection des citoyens relève des compétences de l’État. Le candidat aux régionales 2021 en Nouvelle-Aquitaine Nicolas Florian s’est alors lancé dans la présentation du pacte régional de sécurité et de prévention de la délinquance qui figure parmi ses priorités. « Les propos d’estrade, ça suffit, la réalité, c’est que nos concitoyens ont besoin d’actes ». Pour ceux qui en douteraient encore, le candidat a, comme il l’avait fait le 07 mai à Sarran, justifié le rapatriement -inévitablement mesuré- de la sécurité dans le giron des préoccupations d’une Région dotée notamment des compétences lycées et transports ferroviaires (voir l’ensemble des mesures plus loin).

« Faire des propositions en faveur de la sécurité est affaire de volontarisme, pas d’appartenance partisane » (Nicolas Florian)

Le « bouclier sécurité » prévoit la désignation d’un vice-président dédié. En cas de victoire de Nicolas Florian, le maire d’Arcachon Yves Foulon pourrait bien avoir le profil… et précisément, il était hier à ses côtés. Caméras de vidéo-protection dans les TER, qui, au passage deviendraient des TUP -comme trains d’utilité publique- et dans les lycées, soutien financier aux communes désireuses de créer ou de renforcer leur police municipale… pour contrer « une actualité glaçante depuis quelques mois ». Et puis, soyons clairs en somme, ce sort les victimes qui méritent en premier l’attention des élus.  « Certains s’étonnent de nos propositions innovantes, d’autres l’ont fait » -et pas seulement en Ile-de- France, comme l’ex DGPN l’avait démontré, regardez la région Auvergne-Rhône-Alpes ou la région Occitanie, preuve que le volontarisme est autrement déterminant que l’appartenance partisane.

« Marlène Schiappa excelle dans les grandes déclarations, mais concrètement, il ne se passe rien, sinon qu’elle a décidé qu’un assassinat serait un féminicide…  » (Muriel Boulmier)

Muriel Boulmier (DR)

« On parle des faits-divers… mais on ne parle pas trop des victimes ». Pour Muriel Boulmier, c’est, au contraire, « naturel » de le faire, et elle a choisi de le redire. Positionnée à la 2e place sur la liste de la droite et du centre en Gironde, la co-listière de Yves Foulon s’est chargée d’un focus sur les violences familiales, « un sujet de solidarité active et de prévention ». Qui concerne l’ensemble du territoire, c’est-à-dire que si « un Néo-aquitain sur deux vit en zone rurale », cette moitié-là de la population ne coupe plus à ces drames. Or, « en 2019, il y a eu plus de 15 000 faits -constatés- de violences faites aux femmes » , sachant qu’elles ne font pas toutes les violences familiales. « Doit-on se contenter, après l’assassinat d’une femme, d’une visite de ministre qui dit que c’est insupportable ? ». Certes, l’appréciation ne peut faire que l’unanimité ; en revanche, quel enseignement en est-il tiré ? « Faut-il se contenter d’entendre que c’est une affaire de défense des femmes ? ». Eh bien non car si c’était le cas, cela impliquerait en somme que seule la gent féminine serait légitime à s’alarmer ; or, tous les équipiers de Nicolas Florian jugent qu’il est impératif d’agir. Muriel Boulmier a défendu la proposition qui verrait la Région se mêler de la formation des jeunes sur ce sujet pour éviter la réplication de comportements délétères ; des femmes victimes également, de tous milieux et de tous âges- en « accompagnant » les associations existantes. « Le ministre Marlène Schiappa excelle dans les grandes déclarations, mais concrètement, il ne se passe rien, sinon qu’elle a décidé qu’un assassinat serait un féminicide… ». Or, les mots ont un sens et il se trouve que le terme d’assassinat a une définition juridique, que chacun connaît. En clair : l’effort est à porter ailleurs que dans la lexicologie.

« Aujourd’hui, les Verts ont arrêté toutes les caméras de vidéo-protection à Bordeaux »

« Quand j’étais maire de Bordeaux… ». Nicolas Florian a semblé hier dépasser le souvenir douloureux de sa défaite aux municipales 2020, en glissant par ci, par là, qu’il avait été le patron de la capitale de la Nouvelle-Aquitaine -impossible en effet d’opérer une dissociation de ses anciennes responsabilités et de leur perte. Inévitablement, il a été questionné sur son bilan de premier magistrat, et sans surprise, au plan de la sécurité. D’autant que Bordeaux vient de connaître une série de trois faits-divers. Si une mise en jambes a paru s’imposer à lui, il a assez vite enclenché l’énumération de ses réalisations -équipement des policiers municipaux en tasers, accès aux images de vidéosurveillance, introduction d’agents à cheval… Autrement dit, la critique du défaut de « poigne » serait malvenue. Surtout quand il suffit de constater que son successeur Pierre Hurmic (qu’il ne nomme jamais) et les Verts, pour leur part, ne brillent pas leurs initiatives en la matière. « Aujourd’hui, toutes les caméras de vidéo-protection sont arrêtées ! Et où est le doublement  des effectifs de la police municipale promis ? Rien ! C’est le calme absolu ! ». Un rétropédalage assumé, pour tout couronner, a-t-il finalement en substance ajouté. « Mon successeur trouve toujours une raison, c’est la faute d’Untel ou Untel… ». La halte dans la capitale de la Nouvelle-Aquitaine s’est arrêtée là- l’agglomération ne résume pas tout l’enjeu territorial des régionales 2021, non plus.

« Tout ce que l’on propose est cadencé, possible, légal » (Yves Foulon)

« 70% des Français veulent que les élus, quels qu’ils soient, s’occupent de leur sécurité, on propose donc de répondre à leurs attentes ». Le « bouclier de sécurité » devrait peser « entre 160 et 200 M€ » au budget de la région Nouvelle-Aquitaine, si Nicolas Florian s’installe dans le fauteuil du président sortant PS Alain Rousset. C’est le Monsieur sécurité pressenti à la collectivité Yves Foulon qui a confirmé cette estimation, qui ne pourra être précisée qu’après les discussions avec la SNCF et avec les Villes pour établir les conventions du programme de la droite et du centre.

Yves Foulon (DR)

« Tout ce que l’on propose est cadencé, possible, légal ». N’en déplaise aux concurrents du scrutin régional, qui considèreraient que la sécurité revient à l’État et à lui seul. Il est temps de témoigner du « pragmatisme » à l’heure où « le dogmatisme » excuse l’immobilisme. Nicolas Florian en a eu la conscience claire en 2015, quand la France a assisté à « une chevauchée terroriste sanglante ».

Sécurité : les mesures défendues par la liste de la droite et du centre autour de Nicolas Florian 

– Désignation d’un vice-président en charge de la sécurité ;

– Installation de systèmes de vidéo-protection dans les lycées, gares et abords, rames de TER ;

– Aide à l’achat d’équipements de vidéo-protection pour les communes pour lutter contre l’insécurité ;

– Aide à l’équipement (notamment gilets par balles, armement, caméras piéton…) des polices municipales et au financement de centres de supervision en milieu urbain ;

– Aide financière pour le recrutement de policiers municipaux pour les communes ;

– Lutte contre le cyber-harcèlement dans les lycées ;

– Développer (en partenariat avec les magistrats et la police) lesbracelets connectés aux téléphones sécurisés mis à disposition gratuitement des femmes ;

– Soutien financier aux associations d’aides aux femmes victimes de violences ;

– Développement et soutien aux structures d’hébergement d’urgence des femmes violentées et de leurs enfants ;

– Mise en place de campagnes de sensibilisation auprès des jeunes.

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