Régionales, départementales, Basile Fanier, déviation de Beynac : Dominique Bousquet à cœur ouvert (et saignant)

-

à la une Régionales, départementales, Basile Fanier, déviation de Beynac : Dominique Bousquet...

Aux départementales 2021 en Dordogne, Dominique Bousquet fait de nouveau binôme avec Francine Bourra dans le canton du Haut Périgord Noir (© Territoire Magazines)

Dominique Bousquet repart aux départementales 2021, et toujours avec Francine Bourra, le nouveau maire du Lardin… bref, la nouveauté est ailleurs. Dans sa rupture avec les discours convenus, et tant pis si, en jouant la directe attitude, le chemin de la démonstration peut, en revanche, sinuer. Ainsi, Dominique Bousquet défend la différenciation des stratégies entre ce scrutin et un autre -les régionales 2021– en ayant bien conscience de la nécessité de l’explication, d’autant que les deux votes se tiennent le même jour. Mais également quand il aspire à refermer la plaie du contournement de Beynac, en prônant tout à la fois le respect de la décision de la justice et la nécessité de son acceptabilité. Mi-avril, Basile Fanier l’a remplacé à la tête des Républicains (LR) de la Dordogne et l’affaire semble avoir changé l’état d’esprit de l’homme Dominique Bousquet : cette fois, il s’exprime sans élément de langage, au grand jour, et ne se montre guère patelin.

« Les élections régionales sont éminemment politiques, les élections départementales sont des élections locales ». Pas question, pour l’ancien patron des LR de la Dordogne Dominique Bousquet, d’aborder les deux prochaines échéances électorales avec une seule stratégie. Pour les régionales, dit-il, voilà plusieurs mois que les 12 responsables des fédérations LR de la Nouvelle-Aquitaine sont tombés d’accord -comme les leaders de LR Dordogne, dont il était encore le boss. LREM a eu beau tendre la main à LR, « notamment Geneviève Darrieussecq (tête de la liste des régionales en Nouvelle-Aquitaine) », les représentants du parti n’en ont pas voulu. « Un an avant les présidentielles, ça semblait difficile de soutenir un ministre de Monsieur Macron, alors qu’a priori, LR aura un candidat contre lui ». Ainsi donc, le principe d’une liste LR emmenée par un candidat LR était acté. Sauf… sauf à opter pour « un grand parti englobant LR, les LREM de droite, les Centristes, les Radicaux de droite, un peu dans l’esprit de l’UMP à une époque où RPR et UDF étaient associés ». Une autre voie, que Dominique Bousquet n’écarte pas pour autant. « Rien ne me choque ». Ce qui lui semble sûr, c’est que « ce vrai débat va se poser au sein de LR ». Qu’il n’entend pas le « trancher ». Pour sa part, c’est à « un état des lieux » qu’il veut procéder.

L’alternance, ciment supérieur des oppositions à la majorité départementale

« Les élections départementales peuvent être vues comme un choix entre une majorité sortante -socialo communiste en Dordogne- et un groupe possiblement ouvert, qui souhaite l’alternance ». Cette envie commune de nouveautés incarne alors selon lui l’intérêt supérieur de plusieurs familles politiques, et il suffit à les fédérer. En conséquence, il s’agit d’envoyer les binômes les mieux placés pour gagner leur canton, de se délivrer des considérations politiques pour faire efficace. « Un programme devra être trouvé ». À deux mois du scrutin, il reste donc à établir, sans que Dominique Bousquet cille : comment des troupes tendues vers un objectif commun ne détermineraient pas naturellement des points de convergence. Lesdites troupes sont constituées « du MoDem et de Jean-Pierre Cubertafon, d’une partie compatible de LREM avec leur leader Jérôme Peyrat, de l’UDI avec Thierry Cipierre et Samuel Duval, des Radicaux avec, notamment, Véronique Dubeau-Valal, et du deuxième groupe d’opposition au Département (le Rassemblement de la Dordogne) de Thierry Boidé, qui n’a pas de connotation particulièrement politique et qui regroupe des gens de différentes sensibilités ». Dans ces rangs-là, il y avait aussi… Dominique Bousquet, l’alors président de l’autre groupe de l’opposition au Département, fort de 6 mandats de conseiller départemental (égale 36 ans)… et aussi patron de LR Dordogne… quand les négociations ont commencé. Toutefois, « pour les mêmes raisons » que celles évoquées pour les régionales, « la bannière ne serait pas totalement commune ». En clair, à l’entendre, des considérations politiques précisément demeurent indépassables également dans le cadre des départementales. Et elles supplantent précisément le caractère local du scrutin. Pour le coup, le pacte se desserre, et Dominique Bousquet se montre moins catégorique ou plus prudent sur sa faisabilité. Il s’agit cette fois plutôt d’ « essayer de ne pas forcément se bagarrer dans les cantons entre nous », à la manière de ce qui s’est fait dans la communauté de communes du Terrassonnais qu’il préside. « J’ai autant de vice-présidents de gauche que de droite. En étant d’accord sur un programme, on sait déjà travailler ensemble, au-delà des sensibilités ».

« Faire fonctionner une alternance, OK à 100%… mais dur dur de composer avec LREM »

« Aujourd’hui, si je ne suis plus président de LR Dordogne, je reste président d’un petit groupe au Département, et j’ai bien l’intention de proposer qu’il participe aux réflexions sur les départementales ». À entendre Dominique Bousquet, les négociations qu’il a entamées avec le paysage politique composite qu’il a décrit ne sont pas parties pour s’arrêter. Même s’il n’est plus le boss de LR Dordogne. Même s’il maintient ses réserves, insistant sur le cas de ces fichues considérations politiques indépassables. « Aujourd’hui je suis très réservé sur un groupe unique avec un leader unique et avec une stratégie unique ». Le rassemblement pour « faire fonctionner une alternance, OK à 100% ». Reste que composer à cette hauteur avec LREM lui paraît ardu. En tout état de cause, Dominique Bousquet « annoncera ce qu’il veut, mais c’est le nouveau boss de LR qui fixera la conduite politique ». Pointe de regret à l’idée qu‘il souhaitait faire un dernier mandat ?

« D’abord, je souhaitais passer la main à la tête de LR, mais pas dans ces conditions, que je ne peux cautionner »

« Je n’ai pas envie de faire le débat là-dessus ». Reste que Dominique Bousquet tient autant à « la vérité vraie », qu’à l’évitement de la polémique. S’il est réélu conseiller départemental, le simple adhérent LR donnera ses avis en réunion LR, point à la ligne. Mais d’ores et déjà, il n’a pas l’intention de laisser tomber son projet d’organisation d’un groupe ouvert à la discussion avec tous, et il y travaille toujours. « On discute avec beaucoup de candidats. L’autre jour, 10 cantons étaient représentés ». Soit presque la moitié de ceux que compte la Dordogne. Mais alors, le « légitimiste » Dominique Bousquet va-t-il parler avec le nouvel exécutif de LR Dordogne, qu’on peut imaginer occupé à tracer la ligne politique ? Cette fois, Dominique Bousquet lève son pied du frein. S’il n’a pas été candidat à la présidence, c’est qu’il en a été en quelque sorte empêché. À ses yeux, les élections internes à LR étaient « jouées d’avance ». Parce que Basile Fanier « a fait 450 nouveaux adhérents, venant à 98% de son entourage aux municipales, et qui ne sont pas forcément des gens qu’on connaît chez LR ». À savoir si la nouveauté peut se dissocier de la conquête de recrues. Toujours est-il que Dominique Bousquet ne se sentait pas de s’aligner dans cette course aux cartes. « Dans d’autres conditions, j’aurais envisagé de rester candidat ». Au demeurant, il avait un autre motif pour ne pas concourir. « Depuis deux ans, je me suis un petit peu recentré sur la présidence de ma communauté de communes et sur mon canton ». Voilà pourquoi, aux municipales 2020, il a quitté Thenon pour Terrasson … et « pas même forcément pour gagner sa mairie » : c’était la présidence de la communauté de communes du Terrassonnais qu’il visait, en rassemblant les premiers magistrats au-delà des sensibilités politiques. « C’était dépolitiser le territoire autour de moi pour un programme pour l’intercommunalité et sur l’intercommunalité ». Mais tout de même… « Je ne le cache pas, d’abord, je souhaitais passer la main, mais pas dans ces conditions, que je ne peux pas cautionner ».

« Je n’étais pas dans l’état d’esprit d’aller pleurer pour avoir les cartes des copains »

Un balancement qui interroge : Dominique Bousquet voulait-il, oui ou non, un nouveau mandat à la tête de LR Dordogne, alors que deux scrutins intermédiaires se profilaient ? Eh bien un peu quand même, convient-il. Le calendrier des élections internes ne lui a en tout cas pas paru opportun. Par-dessus le marché, « les délégués de circonscriptions (donc aussi Basile Fanier, qui était à la tête de celle de Sarlat ?), le secrétaire départemental, tout le monde souhaitait que je reste »… alors qu’il « préférait plutôt (se) recentrer sur (son) territoire ». Il aurait d’ailleurs « pu aussi (se) battre, aller faire des cartes ». Si tant est qu’il eut été dans les mêmes dispositions que son rival. « Je n’étais pas dans l’état d’esprit d’aller pleurer pour avoir les cartes des copains ». Il semble que Dominique Bousquet ait déjà été surpris d’avoir un concurrent… qui exerçait « un type de concurrence pas honnête ». Surpris d’apprendre qu’il y avait un aspirant « qui ne s’était pas déclaré ». Dominique Bousquet ré-appuie sur le frein : pas question de contester que Basile Fanier soit le nouveau président des LR Dordogne. « Demain, je travaillerai peut-être avec lui ». Sous réserves cependant. « S’il évolue et s’il est compatible avec ce que je pense ». Autrement dit, si Basile Fanier est raccord avec le Gaulliste social de toujours Dominique Bousquet, puis le Chiraquien Dominique Bousquet, avant d’être le Juppéiste « pendant un temps » Dominique Bousquet. Que le « partage de ces valeurs » soit effectif, en opposition avec « une politique de l’union des droites qui franchit certaines lignes, que des Seguin ou Chirac notamment n’ont pas franchies ».

« Parmi les 360 nouveaux adhérents, je vois beaucoup de noms à particule, de noms d’anciens Gilets jaunes… »

Dominique Bousquet avait prévenu qu’il « n’(allait) pas faire de débat » sur son remplacement à la tête de LR… mais il musarde. « Je ne trouve pas très démocratique la manière dont cette élection a été faite ». Avant de revenir sur le moment d’un compte à rebours. « Le jeudi soir, Basile Fanier déposait 450 nouveaux adhérents -98% du Sarladais- je ne le savais pas. Le vendredi, on était en visioconférence avec lui et les délégués de circo’ et il (donc celui de la quatrième) nous demandait de le soutenir pour la 3e place aux régionales contre Antoine Audi, pour lequel il avait des mots très durs. Le lundi, j’apprenais qu’il y avait 450 cartes déposées au siège de LR ». Le « légitimiste » Dominique Bousquet n’en a pas fini. « Sur les 450, ils en avaient regardé car ça leur paraissait quand même un peu bizarre. Ils en ont retenu 360 ». Voilà l’enchaînement qui ne passe pas. Et merci de croire à ce récit. « C’est la vérité ». Avant d’anticiper ce que Basile Fanier pourrait lui répliquer. « Il va répondre qu’il a refait des adhérents dans le Sarladais ». Qu’il a ramené l’effectif à un niveau auquel il était parvenu par le passé. « C’est vrai qu’on a eu jusqu’à 1 300 adhérents dans le Sarladais et qu’on était là à moins de 400 ». Mais ce passé-là était celui des « Gaullistes historiques, des partisans de Jean-Jacques de Peretti, de ceux de Jérôme Peyrat » -pour rappel, le premier a soutenu Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017, le second est entré chez LREM. Dominique Bousquet accélère, enclenche le rythme décomplexé. « Là, sur les 360 nouvelles cartes, je vois beaucoup de noms à particule, et d’anciens Gilets jaunes -contre lesquels je n’ai rien au demeurant. Je n’ai rien contre les gens qui sont en difficulté ». Reste, reste… qu’ « il y a beaucoup de cartes payées à 15€ » -deux tarifs d’adhésion existent : 15 et 30 €. Avant de conclure : il « ne retrouve pas les gens qu’(il) a connus en 40 ans ».

« Il faudra m’expliquer la cohérence de Basile Fanier. J’espère qu’elle ne lui sert pas à être candidat aux législatives au prochain coup »

Le petit panier de Basile Fanier est plein comme un œuf. « Mais tout le monde peut évoluer, demain je serai peut-être à défendre Fanier, à dire qu’une nouvelle page s’est tournée… ». Il pourrait y avoir encore du chemin, cependant. « Pour l’heure, il faudra me prouver que les idées de Basile Fanier ressemblent aux miennes ». Et allez, une ultime « anecdote » pour la route. « Au moment des municipales, à la commission d’investiture, avec Fabien Marty, on a soutenu Antoine Audi sur Périgueux et sur Sarlat, et j’avais dit qu’on ne soutiendrait pas Peretti -même si, pendant 30 ans j’ai été en binôme avec lui- puisqu’il appelait à voter Macron ». Or, concernant Sarlat précisément, « j’avais dit que si Basile Fanier le demandait, on le soutiendrait ». Cette réserve (…déjà) serait passée sous les radars, et non seulement Basile Fanier ne leur a rien demandé du tout, mais il a refusé leur soutien. « Il faudra m’expliquer la cohérence du jeune candidat qui ne veut pas être LR pour aller aux municipales avec celui qui veut être président des LR de la Dordogne. J’espère que ce n’est pas simplement pour être candidat aux législatives au prochain coup ». Et de rappeler que, sous son mandat de boss de LR Dordogne, il avait édicté une règle : s’abstenir de revendiquer un poste pour soi : « on ne peut pas être juge et partie ». Voilà pourquoi d’ailleurs Dominique Bousquet, pourtant « beaucoup demandé » pour aller aux sénatoriales 2020, n’aurait pas voulu y aller. Sachant qu’il avait dans le même temps envisagé la complexité à expliquer qu’il partait aux municipales de Terrasson « sans forcément vouloir être maire ». De sorte que s’il perdait, on retiendrait… qu’il avait perdu, et adieu l’option sénatoriales.

« Dans un État de droit, je ne vois pas comment on peut être contre une décision de justice (…) mais il y a parfois des ouvertures qui sont possibles »

Cette fois, le (long) chapitre Basile Fanier est refermé, en avant pour le sujet qui occupe notoirement l’actualité de la Dordogne, voire fait écran. Le président du Rasseblement de la Dordogne Thierry Boidé l’a encore dit début février : au total, le président du Département Germinal Peiro est comptable du fiasco du contournement de Beynac. Dominique Bousquet lui emboîte-t-il le pas ? Pour rappel, aujourd’hui, la justice a définitivement annulé le projet. « Dans un État de droit, je ne vois pas comment on peut être contre une décision de justice ». Mais voilà, le dossier de la déviation a « clivé » les habitants périgourdins. « Donc il faut trouver un consensus ». Sans perdre de vue qu’il n’y a pas que ce projet d’infrastructure routière dans la vie du territoire. « Ça ne doit pas être l’unique phare des départementales. Il y a des dossiers très importants ». Le médiatisation de celui-ci impose toutefois de prendre position, et Dominique Bousquet le fait. « Aujourd’hui, on n’est plus à savoir si l’on est pour ou contre, mais comment on s’en sort avec des lois qui nous demandent d’arrêter ». Sauf que c’est d’une décision de justice dont il s’agit… « Je ne vois pas comment on ne peut pas les appliquer ». Alors… en route pour la démolition ? Pas nécessairement, à entendre Dominique Bousquet. « Y a-t-il moyen de transformer cette démolition en quelque chose comme un élément d’attrait touristique -ce qui a d’ailleurs été pensé par Germinal Peiro ? Je n’en sais rien ». On entendrait également parfois l’idée de réaliser… un deuxième contournement, en haut de Beynac, mais Dominique Bousquet exclut ce scénario : impensable de dépenser 60 M€ en plus. « Il faut peut-être aménager la traverse du village car il y a quand même quelques points qui coincent, même s’ils ne coincent pas énormément ». Faut-il comprendre qu’on peut… aménager une décision de justice ? Oui, selon lui. « Les décisions de justice, elles ont des ouvertures possibles, parfois. Les plaider coupable, ça existe chez les citoyens, mais je ne suis pas un juriste ». Ce qui compte à ses yeux dans l’application d’une décision de justice, c’est « son respect dans l’esprit ». Alors, « il faudra voir si celle-ci n’est pas aménageable sur le terrain », il arrive bien d’apporter des modifications aux documents initiaux d’urbanisme, type plan local d’urbanisme (PLU) ou plan intercommunal d’urbanisme (PLUI), mais Dominique Bousquet prévient : il n’est pas « assez juge pour le dire ». S’il était demain en situation de décider, il « prendrait des juristes qui essaieraient de démontrer qu’on respecte la loi tout en la rendant acceptable ». Et, oui, Dominique Bousquet assume qu’il s’agirait alors de donner un point de vue. Enfin, oui, « c’est bien évident que Germinal Peiro est responsable de la situation dans laquelle la Dordogne se retrouve ».

« L’opposition n’a pas tous les documents de la déviation de Beynac. Ici, il y a une majorité et on n’a pas les clés de toutes les armoires »

Inutile, selon Dominique Bousquet, de se demander pourquoi le président du Département reste viscéralement attaché à ce projet de déviation. Une chose est sûre, il a coûté fort cher. Sans que le Département ait communiqué des documents détaillés qui lui ont été demandés par les opposants, malgré des avis favorables de la commission d’accès aux documents administratifs (CADA). Au fait, l’élu d’opposition a-t-il eu connaissance de ceux-ci ? « Mais non, ici, il y a une majorité qui travaille, et on n’a pas les clés de toutes les armoires ou de tous les tiroirs. Si, demain, on a les clés de la maison, on les ouvrira ». Reste que le trousseau ne serait pas à portée de main. En somme, l’hypothèse du renversement de la table reste improbable. Pour l’heure, l’objectif est qu’une opposition pèse à l’assemblée de la collectivité. Une opposition qui pourrait encore s’élargir… « Je n’injurie pas l’avenir. On sait travailler ensemble parfois, entre diverses sensibilités ». À l’exemple de ce qui se fait au sein de Périgord numérique. Alors, pourquoi ne pas répliquer l’expérience pour se pencher sur le dossier de la déviation de Beynac ? « À condition qu’il y ait du respect. Or, la Dordogne n’échappe pas à la critique pour clientélisme ». C’est-à-dire ? « La Dordogne, c’est le pays où l’on mange ensemble, il y a cette convivialité qui, parfois, peut aller… plus loin que la convivialité. C’est un peu notre tendance périgourdine ». En se retrouvant souvent autour d’une table, « les amitiés demandent beaucoup de rigueur » et cette règle ne serait pas forcément toujours appliquée. « Je m’en tiendrai à dire que tout le monde sait qu’il y a ici beaucoup de réseaux… ». Et Dominique Bousquet, en est-il ? « De quelques-uns… ». Yves Guéna lui-même n’a pas échappé à la tradition, rappelle-t-il. « Mais, pour l’anecdote, quand il entrait à la mairie de Périgueux, il laissait la voiture de fonction et il prenait la sienne ». De même qu’alors qu’ « il parlait avec les communistes, une fois en campagne, il ne mélangeait pas tout ». Et le pendant, plus sombre, du clientélisme : les représailles. En use-t-on ici ? « Ça fait partie du bruit de fond véhiculé par ceux qui s’en disent victimes, et qui ne le sont peut-être pas tant que ça; par ceux qui veulent faire croire qu’ils vont créer des ennuis; peut-être que tout le monde s’y retrouve un peu ? Moi, ici, en 40 ans, j’ai toujours dit ce que je pensais à Bernard Bioulac, à Bernard Cazeau et à Germinal Peiro et je n’ai jamais été maltraité ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dernières Actualités

Boulazac-Isle-Manoire : l’opposition se demande si « la promesse » de maison de santé va resservir aux Départementales 2021

Un communiqué du groupe d’opposition municipale Vivons Boulazac-Isle-Manoire diffusé hier lundi 10 mai 2021 s’interroge sur l’avancement du projet de...

Issu d’une famille d’agriculteurs de Dordogne, Timothée Dufour, l’« avocat de la ruralité » qui tient tête aux « personnalités déconnectées »

Issu d’une famille d’agriculteurs, Timothée Dufour a choisi de creuser son sillon ailleurs que dans les terres de Dordogne,...

-TRIBUNE- « Plaidoyer pour la nature en Dordogne » par Bernard Bousquet, écologiste et écologue forestier

L'écologue forestier Bernard Bousquet est écologiste. Il verse au débat des élections départementales 2021 et régionales 2021 son diagnostic sur...

Régionales 2021 : Nicolas Florian convoque Jacques Chirac et invite la sécurité dans le projet de la Droite et du Centre

En présentant les 12 têtes des listes départementales, leur leader Nicolas Florian, qui emmène la Droite et le Centre...

Sur le même sujet

Boulazac-Isle-Manoire : l’opposition se demande si « la promesse » de maison de santé va resservir aux Départementales 2021

Un communiqué du groupe d’opposition municipale Vivons Boulazac-Isle-Manoire diffusé hier lundi 10 mai 2021 s’interroge sur l’avancement du projet de...

-TRIBUNE- « Plaidoyer pour la nature en Dordogne » par Bernard Bousquet, écologiste et écologue forestier

L'écologue forestier Bernard Bousquet est écologiste. Il verse au débat des élections départementales 2021 et régionales 2021 son diagnostic sur...

Régionales 2021 : Nicolas Florian convoque Jacques Chirac et invite la sécurité dans le projet de la Droite et du Centre

En présentant les 12 têtes des listes départementales, leur leader Nicolas Florian, qui emmène la Droite et le Centre...

(actualisation) Départementales 2021 en Dordogne : quoi de neuf, maintenant que tous les candidats sont connus ?

Maintenant que tous les candidats sont connus*, la configuration de la bataille des Départementales 2021 en Dordogne révèle-t-elle des nouveautés ?...

Départementales 2021 en Dordogne : Jean-Pierre Cubertafon « croit qu’une union de LR au Centre gauche a été réussie »

En Dordogne, l’union des courants de l’opposition à la majorité départementale PS-PC serait sur le point d’aboutir. Des Républicains...

A la une