L’opposition Agir pour Ribérac écrit des propositions pour un avenir de l’abattoir et rappelle qu’il y a sur-urgence

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À Ribérac, les élus d’opposition du groupe Agir pour Ribérac ont apporté une première contribution à un projet de redémarrage de l’abattoir, dont la liquidation a meurtri la cité (© JannikR64-Pixabay)

À Ribérac, les trois élus d’opposition du groupe Agir pour Ribérac ont participé à une réunion que le maire Nicolas Platon avait mise sur pied au sujet de l’abattoir, récemment liquidé. Ils font savoir que, comme ils le redoutaient, et quoi que le premier magistrat en ait dit et redit, ils ont eu confirmation qu’un projet pour inventer un avenir au site « reste entièrement à construire ». Toutefois, autour de la table, il s’est trouvé des acteurs concernés, désireux de dégager une solution. De quoi autoriser le trio à y croire, malgré la contrainte de sur-urgence. Aussi a-t-il consigné dans un post Facebook les propositions émises le 16 février 2021, après les avoir précisées, pour contribuer à l’élaboration d’un plan de sauvetage du site, espérant encourager le débat sur pièces plutôt que le lancement d’une machine à bavardages au sein d’ « un nouveau comité Théodule ».

Difficile, pour les trois élus du groupe d’opposition Agir pour Ribérac au conseil municipal de Ribérac Philippe Chotard, Amandine Chevalier et Philippe Rallion, de taire que leur crainte était fondée : mardi 16 février dernier, lors d’une réunion consacrée à l’abattoir que le maire Nicolas Platon avait organisée, ils ont vérifié que, de projet pour l’avenir de l’abattoir récemment liquidé, il n’y avait hélas pas le début d’un commencement. Les « déclarations répétées » du premier magistrat étaient strictement… des déclarations, et leur martèlement ne les a pas fait s’incarner. Total : « beaucoup de temps a été perdu ».

Reste que, dans leur long post Facebook publié samedi 20 février 2021, les trois conseillers municipaux évitent de s’attarder sur ce constat accablant, préférant s’efforcer de faire prospérer le sentiment d’espoir que la participation active de nombre d’acteurs leur a inspiré lors de ce rendez-vous. À leurs yeux, le meilleur moyen était donc d’écrire les propositions qui avaient été émises, de les préciser, de sorte que le groupe de travail qui va chercher un avenir au site d’abattage de Ribérac, puisse engager un débat sur pièces, qu’il les retienne ou qu’il les écarte. Et, avec ce post… la population locale est informée.

LIRE AUSSI : Liquidation de l’abattoir de Ribérac : le scénario était-il écrit ? Que disait Nicolas Platon avant d’être élu maire ?

En résumant, dans le post Facebook des élus de Agir pour Ribérac, 8 propositions sont avancées :

Un, le respect des délais à agir est prioritaire. Le trio des élus d’opposition propose la finalisation d’un projet pour l’abattoir fin mars.

Deux, le recensement des éleveurs intéressés à abattre à Ribérac est « indispensable », sachant qu’il permettra de « dimensionner les tonnages » et de les apprécier « par catégorie d’animaux » -le trio se félicite que la Chambre d’agriculture « lance un questionnaire ». Il invite à ce qu’il s’adresse aussi à des éleveurs qui n’avaient pas recours au site de Ribérac, et que le temps du dépouillement des résultats n’entrave pas le respect du calendrier.

Trois, il revient aux « acteurs publics » de prendre en charge les investissements -mise aux normes sanitaires en priorité- et non aux éleveurs et ces « acteurs publics » sont le Département de la Dordogne et les intercommunalités -le trio souhaite que les intentions manifestées par le président de la communauté de communes du pays ribéracois (CCPR) Didier Bazinet, dont il se félicite, se concrétisent dans le respect du calendrier.

Quatre, l’engagement des éleveurs est naturellement soumis à leur connaissance préalable des tarifs d’abattage -les trois élus proposent d’ « établir deux scénarios », correspondant à deux niveaux de tonnage d’abattage : 500 et 750 tonnes.

Cinq, la réduction du nombre de salariés est la condition préalable pour garantir des prix compétitifs.

Six, l’établissement des « bases » énoncées précédemment est la condition d’engagements précis entre les parties prenantes et les collectivités investiront si et seulement si « l’équipement répond d’abord aux besoins de la profession ».

Sept, la hiérarchisation des investissements (et, conséquemment, leur programmation) est un impératif -les trois élus indiquent qu’un bâtiment neuf est « hors de question », et qu’une salle de découpe est une idée qui ne fait pas l’unanimité.

Huit, le trio d’opposition plaide pour que « la gestion privée » ne soit pas « une exigence de départ ». S’il reste « ouvert à tous les statuts », aujourd’hui, il donnerait sa préférence à un syndicat mixte composés d’acteurs publics, qui « ne figerait pas » des alternatives demain, comme la formation d’une société coopérative, solution qu’il privilégie.

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour,
    les millions dépensés pour une déviation inutile seraient bien mieux placés dans cet abattoir pour le bien des habitants mais y a -t-il un pilote en Dordogne ? La concertation est primordiale.

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