Première vaccination anti-Covid : la Dordogne va avoir sa « Mauricette » et entend le faire savoir

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(© torstensimon/pixabay).

En Dordogne, le lancement de la campagne de vaccination anti-Covid va faire l’objet, ce jeudi 07 janvier 2020, d’une opération de communication encadrée. La citoyenne zéro est une résidente de l’EHPAD Parrot de Périgueux, établissement qui dépend de son centre hospitalier. Elle recevra l’injection sous un nombre limité de projecteurs. En effet, seuls deux médias locaux seront autorisés à immortaliser ce moment inaugural -un pour les images fixes et un autre pour les images vidéo. La Mauricette périgourdine* va ensuite livrer ses impressions par visioconférence, avant un point presse en présence du préfet Frédéric Perissat entouré des représentants des autorités sanitaires et de la vie politique.

Ce jeudi 07 janvier 2020, la première injection d’un vaccin anti-Covid sera administrée à une résidente de l’EHPAD Parrot de Périgueux. Un moment immortalisé par deux médias locaux, mesures sanitaires obligent très certainement -toujours est-il que le rendez-vous a fait l’objet d’une préparation concertée. Il est ensuite prévu de s’entretenir avec l’intéressée, par visioconférence. Cet instant inaugural sera suivi d’un point presse en présence du préfet de la Dordogne Frédéric Perissat. Le représentant de l’État sera entouré de la directrice départementale de l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine Marie-Ange Perulli, du directeur du centre hospitalier de Périgueux Thierry Lefèvre, du président de la commission médicale d’établissement le Dr Yannick Monseau, du Dr infectiologue Bernard Castan, de la directrice des affaires juridiques des usagers des risques et de la qualité Stéphanie Jonas, du président du Département de la Dordogne Germinal Peiro et du maire de Périgueux Delphine Labails.

En dehors d’une vocation incitative et mise à part la volonté de rassurer la population éreintée par l’épidémie de SARS-CoV2, cette opération communication pourrait répondre, en Dordogne aussi, au tintamarre de reproches faits à l’adresse du gouvernement sur la lenteur du démarrage de la campagne de la vaccination. Quand, en Dordogne toujours, le député MoDem de la 3circonscription Jean-Pierre Cubertafon a récemment préféré attirer l’attention du ministre de la Santé Olivier Véran sur les freins à la « massification » de celle-ci (une étape à venir donc) dans les territoires ruraux, qui doivent composer avec les problèmes de désertification médicale et les problèmes de déplacement, en proposant d’élargir le cercle des professionnels de santé impliqués dans le processus. Le parlementaire du Nontronnais a en effet plaidé pour que les infirmiers, libéraux notamment, et les pharmaciens soient associés aux médecins généralistes.

Le temps de l’appel à l’usage raisonné des masques par les soignants est révolu, la doctrine évolue

Face au surgissement du nouveau coronavirus, la doctrine évolue. La communication, aussi, semble-t-il. Aujourd’hui, charge donc au représentant de l’État en Dordogne de veiller sur le démarrage de la campagne de la vaccination dans un établissement du giron du centre hospitalier de Périgueux. Hier, ce sont deux de ses médecins qui assuraient la diffusion des consignes à son personnel soignant (des professionnels en première ligne), pour qu’il se protège de la contamination. Ainsi, lors du premier confinement, le président de la CME Yannick Monseau et l’infectiologue Bernard Castan avaient réalisé une vidéo siglée centre hospitalier de Périgueux dans laquelle ils dissuadaient les  personnels soignants qui n’étaient pas au contact direct des patients Covid de porter des masques (c’est ICI).

« Et notamment, il est non recommandé, fortement non recommandé, d’utiliser un masque en continu en dehors du contact direct avec les patients », indiquait en particulier le Dr Bernard Castan, avant que le Dr Yannick Monseau annonce (aux personnels soignants) : « vous allez recevoir par vos cadres un mémo et une affichette précisant ce qui vient d’être dit (d’autres recommandations ont été énoncées par l’infectiologue, dont le même usage éclairé pour les gants) (…) Nous comptons sur tout le monde pour respecter et faire respecter les différentes règles (dont celle du lavage des mains régulier) ».

Cette vidéo pédagogique avait connu un regain d’intérêt quand des professionnels du centre hospitalier Jean Leclaire de Sarlat avaient avancé qu’ils avaient été dissuadés d’en porter, sous peine de sanctions. Le chef du service de cardiologie Philippe Eymerit était lui-même monté au créneau sur les ondes de France Bleu Périgord.

(*) Mauricette est le prénom de la première patiente française à s’être fait vacciner le 27 décembre 2020, à Sevran (Seine-Saint-Denis).

2 Commentaires

  1. Si on souhaitait donner dans le « confidentiel », pour cause d’embarras national sur l’organisation de la vaccination, c’est raté ! Une vraie opération de communication… surtout dans une année électorale ! Notre « Mauricette Périgourdine » sera bien entourée. Il reste à espérer que tout ce petit monde ne soit pas porteur du virus…ce serait un comble ! Il manque éventuellement , le représentant des pompiers, celui du SAMU et la gendarmerie.
    Nous n’avons pas à nous enorgueillir de cette opération quand nous savons combien cette affaire de lutte contre la Covid 19 est mal partie en France. La modestie nous étouffe ! Mais, pour certains, il ne faut pas oublier l’année électorale où il faudra bien être partout à la fois. Un peu de bon sens serait bienvenu au tableau.

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