L’abattoir de Ribérac devrait être mis en redressement judiciaire… et après ?

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L’abattoir de Ribérac devrait être vite en redressement judiciaire (© pixabay)

La situation de l’abattoir de Ribérac, qui tourne au ralenti plus que jamais, est bigrement préoccupante, et tous les élus du conseil municipal de Ribérac ont approuvé le scénario que le maire Nicolas Platon, également P-DG de la SEMOP qui gère le site, privilégiait. Ce début novembre, le tribunal de commerce devrait accéder à la demande de mise en redressement judiciaire, votée depuis à l’unanimité du conseil municipal : l’état des finances, catastrophique, ne donne pas d’alternative. Mais le volet financier n’est pas tout le mal qui ronge l’abattoir. En effet, la DDCSPP (les services vétérinaires) a récemment réclamé la remise à niveau des normes sanitaires, et à brève échéance. L’épineuse question qui se pose est de savoir si la période d’observation de trois mois qui devrait être accordée à l’abattoir, éventuellement prolongée de trois autres mois, permettra de lui trouver un avenir. Côté élus municipaux, des divergences de stratégie persistent. Côté apporteurs privés de poids, motus et bouche cousue. Le 30 octobre, lors de la réunion avec le ministère que le député MoDem Jean-Pierre Cubertafon avait décrochée, l’État a confirmé qu’il pouvait, dans le cadre du plan de relance, aider au sauvetage du site. À condition qu’il existe un projet pour l’abattoir. Tentative de résumé de la situation actuelle du site, en convoquant les informations objectives disponibles et les arguments défendus.

Au conseil d’administration de la société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) qui gère l’abattoir, le 19 octobre 2020, son P-DG et maire de Ribérac Nicolas Platon a proposé de s’engager sur la voie du redressement judiciaire, scénario pour lequel il plaidait depuis le 13 octobre. Un seul administrateur a opposé une résistance à ce scénario : l’élu de l’équipe Agir pour Ribérac Philippe Chotard, qui s’est abstenu. C’est « l’absence de projet » pour accompagner cette mesure qui a motivé sa position. En revanche, abstention ne vaut pas opposition (un vote contre) : Philippe Chotard n’entendait pas empêcher que la procédure de mise en redressement s’engage. En revanche, il voulait « aiguillonner les acteurs publics et privés » du dossier : sans initiatives à même de rétablir la confiance et de réduire les charges de fonctionnement du site, la période d’observation risquerait d’être inutile à l’émergence d’une issue favorable. De quoi comprendre que, dans ce cas, on puisse redouter que l’administrateur judiciaire n’ait qu’à tirer les conséquences de la situation financière dans laquelle le site se trouve, sachant qu’une remise d’équerre de la situation sanitaire s’impose. En clair, la liquidation serait au bout du chemin.

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1 COMMENTAIRE

  1. Une affaire comme tant d’autre qui met surtout en évidence le manque de contrôle de gestion , l’interventionnisme politique, des luttes internes très probablement et une politique de l’emploi assez décousue dont on couvre souvent la réalité. Sans parler de productivité infernale, il faut toujours penser aussi à un équilibre financier mettant en place un respect des règles professionnelles et une harmonie dynamique de l’emploi. La politique est loin de tout cela et ses obligations ne font pas bon ménage avec la réalité économique. Les lendemains déchantent. !!!

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