Jean-Pierre Cubertafon : « Je ne rejoue pas les sénatoriales. Je dis juste qu’en Dordogne, on est presque en Corse »

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Jean-Pierre Cubertafon (© Territoire Magazines)

Aussi difficile soit une défaite sur le fil, le député MoDem Jean-Pierre Cubertafon n’entend pas du tout rejouer le match des élections sénatoriales 2020 en Dordogne. Il revient sur ce scrutin simplement pour faire état d’éléments qui l’ont empêché, au 2nd tour, de l’emporter -dont des irrégularités réglementaires. Le Département asphyxie le débat politique, selon Jean-Pierre Cubertafon, mais il retient qu’un espoir est né dimanche 27 septembre.

Non et non, le député de la 3e circonscription de la Dordogne Jean-Pierre Cubertafon ne cherche pas à rejouer la compétition des sénatoriales 2020 en Dordogne. En revanche, le candidat défait de 27 voix dimanche 27 septembre retient le rôle d’une espèce de machine à broyer jusque dans l’issue très serrée du scrutin -dont les grands électeurs avaient d’ailleurs pu connaître les résultats après le 1er tour… alors que le règlement interdit d’en faire état pendant cette mi-temps. Jean-Pierre Cubertafon s’insurge aussi contre la version qui veut qu’il ait alors assuré aux Républicains qu’il siègerait à leurs côtés.

« Beaucoup de bulletins nuls, malgré les efforts d’explication »

« Il y a eu beaucoup de bulletins nuls parce que les grands électeurs ont choisi le bulletin à mon nom… en même temps qu’ils ont choisi le bulletin du ticket PC Marie-Claude Varaillas-Benoît Secrestat… sans rayer un de leurs deux noms ». Ce n’est pas faute d’avoir alerté l’attention des votants sur le risque qu’il y avait à mal maîtriser les règles du vote, sachant que le préfet Frédéric Perissat l’avait aussi fait. Conclusion : au regard du faible écart de voix entre la candidate victorieuse Marie-Claude Varaillas et le candidat MoDem… « le système nous a plantés, c’est sûr ». De là à croire la rumeur persistante qui veut que des grands électeurs aient séché le 2nd tour, il n’y a qu’un pas, que le candidat MoDem ne franchit pas.

« Dans l’entre-deux tours, il y a eu des promesses de subventions et des menaces de représailles »

Jean-Pierre Cubertafon est sûr que les écologistes ont obtenu des contreparties à leur soutien du ticket Marie-Claude Varaillas-Benoît Secrestat. « Dans l’entre-deux tours, beaucoup de promesses ont été faites, dont celles de subventions… en même temps que des menaces de représailles ont été proférées ». Sans compter que « les résultats du 1er tour ne pouvaient pas être publiés… mais qu’ils l’ont tout de même été ». Autre irrégularité qui a, selon Jean-Pierre Cubertafon, savonné la planche de son ticket qui avait, pour la 2nde manche, le soutien de son homologue DVD Joëlle Huth qui était partie en duo avec Alain Prévost : la tenue de réunions dans l’entre-deux tours, à laquelle des personnalités politiques auraient participé. Une loi votée en 2019 l’interdit également. En effet, traditionnellement, un repas républicain est organisé par les candidats -il avait lieu à l’Odyssée. Mais il se trouve que les candidats de la majorité départementale ont transformé celui-ci en quasi-meeting, multipliant les prises de parole au micro.

Trahisons de dernière minute

« Pendant toute la campagne, Alain Castang (candidat DVG qui aurait voulu être étiqueté SE) a appelé à voter pour moi… ». Or, il s’est refusé à donner des consignes de votes pour le 2nd tour, dont il se retirait. Au chapitre des trahisons, il y a aussi celle du président PCF du Grand Périgueux Jacques Auzou. « Il m’avait fait 150 000 mille promesses… et il a tourné sa veste, au dernier moment ». La déception est forte, même si le député Jean-Pierre Cubertafon comprend que Jacques Auzou ait choisi de soutenir la candidate de son camp.

« Je n’ai jamais promis de siéger avec le groupe LR au sénat »

« Je n’ai jamais promis de siéger au sein du groupe LR au sénat ». L’union centriste dans laquelle aurait, s’il avait été élu, siégé le député MoDem Jean-Pierre Cubertafon appartient à la majorité sénatoriale, au même titre que… le groupe PCF. « Seul le PS occupe les bancs de l’opposition à la Chambre haute ». Et le candidat qui faisait un ticket avec Claudine Faure l’a, entre les deux tours, expliqué aux Républicains de la Dordogne en ces termes exacts, vérifiables ICI.

« On a été tout près du succès, c’est un vrai signe d’espoir, le signe que les voix achetées, ça suffit ! »

« Notre ticket a quand même fait plus de 46%, soit près de la moitié des grands électeurs de la Dordogne ». Le député Jean-Pierre Cubertafon souligne que « c’est la première fois qu’on est si près du succès ». Il y voit un vrai signe d’espoir aussi -et ceci explique cela- le signe que « la politique politicienne, ça suffit ; les voix achetées, il y en a ras-le-bol ! ». Car la Dordogne se singulariserait notablement avec sa méthode politique. « Ici, ce n’est pas la Corse, mais presque ! ».

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