Reprise de l’abattoir de Thiviers : le « bravo aux élus » de Patrice Favard… qui « n’entend parler de rien » concernant l’abattoir de Ribérac

Patrice Favard

Patrice Favard, ancien maire de Ribérac (© territoire-magazines / archives)

L’ancien maire de Ribérac Patrice Favard a manqué sa réélection, le 28 juin 2020, en étant devancé de 32 voix par son concurrent Nicolas Platon. Sans vouloir du tout refaire le match, il a le sentiment que le brusque désengagement du groupe Arcadie Sud-Ouest de l’abattoir de Ribérac est un des motifs qui peuvent expliquer son échec. En apprenant la reprise de l’abattoir de Thiviers, il « félicite les élus » qui ont concouru à dégager une solution, d’autant qu’il a appris qu’elle préservait les emplois. C’est à ses yeux une « bonne chose globalement », mais, précisément, il « n’entend parler de rien pour l’instant » concernant… l’abattoir de Ribérac. À croire que le stade des déclarations d’intention de la campagne électorale n’est pas dépassé.

« Pour l’instant, je n’entends parler de rien pour l’abattoir de Ribérac ». Pour l’ancien maire de Ribérac Patrice Favard, la reprise de l’abattoir de Thiviers est une « bonne chose globalement », et il salue le travail des élus… d’autant qu’en dehors des annonces du type « on va tout sauver », il n’entend pas parler de la moindre solution concrète concernant l’abattoir de Ribérac. Pour rappel, au départ de l’actionnaire Arcadie Sud-Ouest du site local, les éleveurs des environs avaient dû aller faire abattre leurs bêtes à Thiviers, sans marquer de satisfaction, en raison notamment du long temps de transport des animaux.

Quel impact aura la reprise du site de Thiviers sur l’activité de son homologue de Ribérac ? Sur la filière autour de la cité ? Impossible à dire pour Patrice Favard, tant que « la politique commerciale du nouveau groupe est inconnue ». En tout état de cause, il insiste une nouvelle fois sur « la réussite » de l’opération sauvetage à Thiviers. Avant de revenir sur les conséquences sur sa campagne électorale du mauvais coup porté à celui de Ribérac.

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« Avec l’abattoir de Ribérac, j’ai eu la cadeau des municipales »

« Moi, avec l’abattoir de Ribérac, j’ai eu le cadeau des municipales ». Sans avoir la moindre intention de rejouer le match, Patrice Favard indique s’être plié à l’exercice du feedback pour analyser son échec à sa réélection, à une poignée de voix près. Et, dans sa réflexion, il lui est apparu que la brusque annonce du désengagement de l’actionnaire Arcadie Sud-Ouest « a pu compter »… d’autant qu’après avoir promis qu’il retarderait son départ, le groupe ruthénois est revenu sur son engagement oral. Toutefois, l’ancien maire a bien en tête aussi que, quand l’écart est si faible (32 voix de retard sur le vainqueur Nicolas Platon), « tout pèse », et des « raisons » à son échec, il peut en « trouver de multiples ». Aussi se refuse-t-il d’avancer que le très mauvais coup porté à l’abattoir a été « LA raison » qui, toute seule, l’explique. Non, « c’est une conjonction » de causes qui ont été selon lui à l’œuvre.

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Victime collatérale d’une stratégie « tous sauf Nicolas Platon »

« Il y a eu l’abstention, bien sûr ». Mais, aux yeux de Patrice Favard, « les mesures très dures » qu’en qualité de premier magistrat, il a prises pour que le marché se tienne pendant la crise sanitaire lui auraient aussi coûté dans les urnes. Ainsi que… « le comportement d’une partie de (son) ancienne équipe municipale », vite résumée : « la trahison pendant le mandat, la trahison pendant les élections ». Sans compter que, dans un registre toujours déplaisant, « des médecins de Ribérac » auraient mené « une campagne nauséabonde auprès de leurs patients ». Patrice Favard n’a pas oublié de procéder à son auto-critique, en établissant son analyse post-scrutin. Il a ainsi évalué les faiblesses dont il a lui-même fait preuve. « Je n’ai pas été assez communicant. J’ai trop été un homme de dossiers ». Reste qu’il est encore, selon lui, une autre cause à l’échec, une cause surprise. C’est la stratégie qui se serait invitée et aurait bouleversé la configuration de la campagne. « La stratégie de la 3e liste était destinée à faire battre Nicolas Platon -« tout sauf Platon »… et c’est moi qui en ai pâti ». La paternité de l’idée de cette fameuse troisième liste, qui s’appelait Agir pour Ribérac et qui était emmenée par Philippe Chotard, reviendrait au sénateur Bernard Cazeau. « Initialement, Bernard Cazeau avait dit que Nicolas Platon était incapable de gérer une mairie ». L’issue du scrutin inspire à Patrice Favard cette réflexion : « Bernard Cazeau n’a eu ni l’honneur, ni la victoire ».



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