« Vézac, c’est 13 km2 et 35 km de voirie… et vous placez des containers à ordures ménagères en face de ma maison ? »

OM Vézac banderole

Le vis-à-vis est incontestable (DR)

Jean-Pierre Souletis habite Vézac, au sud de la Dordogne, dans l’ancienne gare de Vézac-Beynac. Au mois de mai dernier, il a tenté d’empêcher, dans le cadre de la réorganisation du mode de collecte des ordures ménagères engagée par le syndicat départemental des déchets de la Dordogne (SMD3), l’implantation par la municipalité de containers à ordures ménagères en face de sa maison. En vain. Il persiste pourtant à penser que d’autres lieux pouvaient être choisis, en faisant valoir ses arguments. En recensant ceux-ci, il pense qu’on cherche à lui nuire. Cette fois, il a déployé une banderole pour manifester son ulcération.

Jean-Pierre Souletis ne décolère pas. Cet habitant de Vézac avait, en mai dernier, relaté comment il avait tenté d’empêcher que des containers à ordures ménagères soient implantés par la municipalité « sous les fenêtres » de sa maison, dans le cadre de la réorganisation du mode de collecte entreprise par le syndicat départemental des déchets de la Dordogne (SMD3).

Cette fois, il a déployé une banderole pour dénoncer le mauvais traitement dont il a le sentiment d’être victime.

Vézac banderole OM

La banderole est bien visible (DR)

En effet, il y a désormais trois emplacements de collecte des ordures ménagères à Vézac. Or, il n’y en a qu’un à avoir été implanté en vis-à-vis d’une habitation… et c’est la sienne.

Par ailleurs, Vézac, qui compte moins de 600 habitants, est une commune qui s’étend sur 1 300 hectares (soit 13 km2). De plus, de la voirie, il y en a… quelque 35 km.

Sans surprise, Jean-Pierre Souletis se demande comment une des trois plateformes de containers a atterri… à 12 mètres de son domicile. D’autant qu’une des deux autres plateformes est… à 500 mètres de celle qui fait face à sa maison.

Enlaidissement de l’environnement, exposition potentielle à des risques sanitaires, dépréciation du bien immobilier

Avec le déploiement de cette banderole, Jean-Pierre Souletis entend donc faire savoir que son quotidien s’est dégradé, avec l’enlaidissement de son environnement. Sachant qu’en période touristique notamment, il peut faire une croix sur la tranquillité des lieux, avec la circulation des voitures des personnes venues jeter leurs poubelles et le bruit généré. Sans compter que le nouveau mode de collecte des ordures ménagères, qui passe par le recours à ces plateformes, est soupçonné, au regard des  retours d’expérience dans plusieurs communes, de favoriser les dépôts sauvages. Jean-Pierre Souletis redoute donc de ne pas être au bout de ses peines : ce sont surtout les risques sanitaires associés auxquels il craint d’être exposé.

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Enfin, cerise sur le gâteau, la dépréciation de son bien lui paraît inévitable.

En déployant cette banderole, cet habitant de Vézac fonde l’espoir que la municipalité revienne sur un choix d’implantation qu’il ne s’explique pas (du tout).



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