Municipales à Ribérac : financement, règlement électoral, les 3 candidats à l’épreuve de la transparence

trio Ribérac

Patrice Favard, Nicolas Platon, Philippe Chotard sont les 3 candidats en lice aux municipales de Ribérac (© territoire-magazines.com)

Sauf redémarrage de l’épidémie du nouveau coronavirus -scénario de plus en plus improbable- la campagne des municipales s’ouvrira lundi 15 juin, et le second tour se tiendra dimanche 28 juin. Jamais ce scrutin n’aura aussi longtemps occupé l’actualité, jamais non plus l’effort de campagne n’aura autant duré : les candidats auront, en 2020, plus du double de temps pour convaincre avant le second tour. Occasion, avant d’évoquer les sujets qui font débat à Ribérac, de demander aux trois prétendants à la mairie –Patrice Favard, Nicolas Platon, Philippe Chotard– comment ils s’adaptent, aux plans réglementaire et financier. Occasion d’apprécier leur rapport à la transparence.

À Ribérac, les candidats à prendre les rênes de la mairie doivent compter exclusivement sur des dons de personnes privées pour financer leur campagne. Seuls les frais de propagande (impression ou reproduction et affichage de nombres restreints d’affiches, de circulaires- ou professions de foi- de bulletins de vote) sont remboursés, à condition qu’ils aient réuni au moins 5% des suffrages exprimés par tour. Ces règles valent en effet pour les communes de plus de 1 000 habitants. Ensuite, Ribérac se situant deçà du seuil des 9 000 habitants, ils sont exemptés de la désignation d’un mandataire financier et de la tenue d’un compte de campagne. En revanche, le code électoral vaut pour eux comme pour tous leurs homologues de France, sans référence au nombre d’habitants de la commune du scrutin.

Patrice Favard trio

Patrice Favard (© territoire-magazines.com)

« Dans le cadre post épidémique, louer la permanence est devenu inutile » (Patrice Favard)

« On a arrêté la location de notre permanence ». Avec une campagne de second tour des municipales 2020 allongée -le vote reste aujourd’hui prévu dimanche 28 juin- le maire sortant Patrice Favard et son équipe de la liste Continuons ensemble pour Ribérac qu’il conduit ont commencé par rayer ce poste de dépenses (loyer, électricité) du budget de leur campagne. Décision qui leur a paru évidente, dès lors qu’ « on ne peut pas se réunir » dans le contexte post-épidémique actuel. Pour convaincre à distance, le team pense éventuellement à « ressortir un document de campagne ». Pas question pour autant d’« augmenter la communication » : les 54% de participation du 1er tour n’y encouragent pas Patrice Favard. Reste qu’il entend « rappeler certaines choses », après que ses concurrents se sont manifestés pendant le confinement, en émettant des critiques, parfois sévères, sur sa gestion de la crise sanitaire. Le maire sortant a en outre l’ambition d’ « adapter les propositions de (son) programme » car, après cette période de mise à l’arrêt quasi générale du pays, « il y aura des conséquences économiques et sociales ». En tout état de cause, si la liste Continuons ensemble pour Ribérac entreprend l’impression d’un nouveau document, « les colistiers devront remettre la main à la poche ». Après les dépenses afférentes au local de campagne, les frais de bouche vont aussi tomber, pour le même motif. En tout état de cause, la campagne de Patrice Favard n’a entraîné que des « dépenses courantes ». Elles comprenaient aussi la fabrication d’ « un journal ». Les factures des affiches et des bulletins de vote « ont été payées par l’État ». Sans que son équipe ait eu à avancer un euro : avec la possibilité de subrogation, l’État s’est acquitté de ces notes « directement avec l’imprimeur ». Sur l’éventualité du remboursement d’une « deuxième profession de foi » (appellation plus courante que circulaire), Patrice Favard et ses colistiers « attendent les décisions ».

« La page de Continuons ensemble pour Ribérac a en effet partagé des posts de la page de la Ville : ce n’est pas le même public » (Patrice Favard)

« Pendant le confinement, la page Facebook de ma liste a été très peu active ». À l’inverse de celle de la Ville, souligne Patrice Favard. « Ribérac est parmi les villes de Dordogne qui ont le plus communiqué sur Facebook ». Il n’est toutefois pas exclu que la page de Continuons ensemble pour Ribérac « ait en effet partagé des messages publiés sur la page Facebook de la Ville ».  Pour une raison simple : « celle de la liste n’a pas le même public ». Un partage qui n’est donc pas, à ses yeux, le signe d’une confusion des genres -le maire, le candidat- qui impliquerait l’effacement de la frontière entre les moyens de la commune et les siens. Les messages « à connotation politique » ont été réservés à la page de sa liste, « il n’y en pas eu un sur celle de la Ville » dans ce registre, Patrice Favard en est certain. Que l’on ne s’aventure pas non plus à confondre leurs fils d’actualité… avec celui d’une troisième page, la sienne. Pourtant, il est arrivé qu’à une question posée au candidat Favard sur la page Facebook de sa liste, sa réponse apparaisse sur… la page de la Ville. Patrice Favard omet d’ailleurs une 4e page, ouverte par la Ville pour le confinement : Ribérac Solidaire. Enfin, au plan de son statut, le maire sortant, « inscrit au registre des contributions », est éligible.

Nicolas Platon trio

Nicolas Platon (© territoire-magazines.com)

« Un budget de campagne tout à fait modeste » (Nicolas Platon)

« On a été totalement transparents ». Ce sont les colistiers du candidat en tête de la liste Ribérac, l’avenir avec vous qui ont « mis la main à la poche » pour constituer le « petit » budget d’une campagne « tout à fait modeste ». Un journal, une lettre, « un certain nombre de cartons d’invitation pour les réunions publiques », auxquels il faut ajouter les frais déjà remboursés par la préfecture pour la circulaire (ou profession de foi), une partie des affiches et les bulletins de vote. La suspension de la campagne électorale pour cause de Covid-19, puis l’allongement de celle-ci dans un contexte où les contacts physiques sont très limités, ont poussé l’équipe de Ribérac, l’avenir avec vous à se demander s’il fallait conserver son local, même s’il est tellement « modeste » que son loyer est fort peu onéreux. « On a donné notre congé à la fin du mois de juin, au terme de trois mois de préavis » : si, explique le candidat, les élections étaient reportées à septembre 2020 ou janvier 2021, l’équipe se préoccuperait de retrouver un lieu de permanence ou « négocierait ». Finalement, elle a considéré « important » de le conserver jusqu’à fin juin, même si Nicolas Platon croit savoir que qce poste de dépenses l’est aussi. C’est dire qu’au lendemain du 2nd tour, l’hypothèse d’un second tour le 21 juin, émise « idéalement » dès le 17 mars, a été prise au sérieux. Et c’est aussi dire que le report de celui-ci, initialement fixé au 22 mars, avait été anticipé. Sinon, c’est fin décembre que l’équipe aurait signifié qu’elle libérait le local.

« Rien que des artisans locaux pour le buffet du meeting à l’ancienne »  (Nicolas Platon)

« On a prévu d’éditer des documents en juin, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard ». D’autant que l’équipe de la liste Ribérac, l’avenir avec vous de Nicolas Platon se passe de prestataire pour le boîtage. Elle n’a dérogé à cette règle qu’une fois, pour sa première lettre. Non seulement c’est économiser, mais c’est « fédérer ». L’équipe est « partie un peu plus tôt que les autres ». Alors, « il n’y avait pas d’imprimeur à Ribérac ». L’équipe est par conséquent déjà engagée avec « un imprimeur de Dordogne ». Nicolas Platon souligne qu’il tenait à utiliser du papier de Condat. Quand l’imprimerie de Ribérac a (ré)ouvert ses portes début mars, il l’a sollicitée pour les affiches, pour « privilégier le local ». Une idée qui a prévalu pour le pot après la déambulation du 15 mars et le buffet du « meeting à l’ancienne » du 12 mars, en veillant à « partager au mieux » entre boulangers, pâtissiers, charcutiers, bouchers et épiciers. Absence totale de « source extérieure » sur ce poste de dépenses, insiste Nicolas Platon. Avant d’émettre une remarque qui ne peut être destinée qu’au concurrent Philippe Chotard. « On n’a pas de site Internet, de sorte que notre hébergeur n’est pas aux États-Unis ; et il n’y a pas de concepteur sur la commune ». Les photographies n’ont rien coûté : un habitant de la commune a proposé de s’en charger bénévolement. Un professionnel périgourdin, également Ribéracois, a assuré la conception graphique du journal, tandis qu’une colistière s’est attelée à celle des autres documents. Enfin, l’équipe a déjeuné exclusivement dans des établissements de la commune et, « quoi qu’il arrive, (ses) membres continueront de le faire ».

« Mon compte-épargne temps n’est pas épuisé » (Nicolas Platon)

L’allongement de la campagne était susceptible de poser une question supplémentaire à Nicolas Platon, qui avait déjà dû puiser dans son « compte épargne-temps » pour se libérer de ses obligations professionnelles. Ledit compte était « bien garni », mais… il y a plus de trois mois. Sauf que, « dès le confinement », le candidat a repris le travail. À distance, comme nombre d’agents du Département -ce sont « des dossiers culture » qui l’accaparent. Deux, il peut toujours compter sur celui-ci, qui va lui permettre de « prendre quelques jours » pour la dernière ligne droite de « la campagne officielle ». Nicolas Platon avait expliqué comment il s’organisait en évoquant son statut. En effet, en tant qu’employé territorial avec le titre de directeur, le candidat qui emmène la liste Ribérac, l’avenir avec vous avait dit d’emblée avoir veillé à ce que celui-ci réponde aux obligations du code électoral, qui prévoit qu’il est impossible de se porter candidat en occupant une fonction de directeur -contrevenir à cette règle est un motif sans appel d’inéligibilité. Directeur de la communication au Département de la Dordogne, Nicolas Platon avait donc « pris ses précautions ». Une « délibération » actait qu’un autre poste lui avait été « proposé » -« conseiller culture et éducation »- de sorte qu’il n’ait plus ni délégation de signature, ni possibilité d’engager les finances de la collectivité.

« Les choses ont été faites au sein de la collectivité. Il y a une délibération. Ou un arrêté ? » (Nicolas Platon)

Nicolas Platon a été de nouveau questionné sur son statut, pendant le débat mis sur pied par France Bleu début mars. Avant de certifier encore quelques jours après qu’il était en règle « depuis la délibération de la commission permanente fin juillet ». Il confirmait que, non seulement le niveau de son salaire avait baissé, mais qu’il avait aussi renoncé aux avantages liés à sa qualité de directeur -comme le bénéfice d’une voiture de fonction. Avant de proposer de communiquer cette délibération. Fin mai, il est sans peine convenu qu’il ne l’avait pas fait, pour une raison simple : il ne l’a pas en sa possession. « C’est à l’administration générale qu’il faudrait demander (cette délibération) », sachant que « maintenant, elle date de l’an dernier-août 2019 ». En tout état de cause, « il y a forcément eu un moment de changement de service ». Il « ne se souvient plus » si sa migration du service communication au service culture « est passée en commission permanente ». Mais, oui, « les choses ont été faites au sein de la collectivité ». Sans pouvoir cette fois se rappeler sous quelle forme : n’était-ce pas finalement « un arrêté » – pouvoir dévolu au président Germinal Peiro– qui avait authentifié le changement ? Toujours est-il qu’il « a(vait) demandé à quitter ses fonctions de directeur de la communication ».

A ce stade, force est de constater que la date à laquelle Nicolas Platon s’est mis en conformité avec la loi est imprécise, que l’initiateur du changement de fonction est variable (on lui propose ou il demande), comme la forme de la procédure l’ayant acté -délibération ou arrêté, sachant que le document reste manquant. Par ailleurs, un employé territorial avec le titre de directeur ne peut pas disposer d’un crédit épargne-temps.

« J’en ai soupé de l’histoire du contrat, etc » (Nicolas Platon)

« J’en ai soupé de l’histoire du contrat, etc ». Entre les trois candidats, il y aurait eu une inégalité de traitement, en la défaveur de Nicolas Platon. « Personne n’a embêté Monsieur Favard ». Mais si ce dernier, qui avait déclaré sur France Bleu avoir demandé une mise en disponibilité au Département (son employeur) dès qu’il était devenu premier magistrat, en 2014, n’occupait pas le poste de directeur ou de chef de service, fonction qui donne au candidat Platon des obligations spécifiques. « Personne n’a embêté Monsieur Chotard sur sa situation personnelle à la mairie de Paris avec les aléas à un moment donné et tout un tas d’histoires ». Pour mémoire, Philippe Chotard est, lui, retraité de la Ville de Paris depuis 2018. Demander à Nicolas Platon quels dossiers le mobilisent dans son nouveau poste le fait bondir. « Je ne vais pas donner mon emploi du temps ! ». Avant de préciser spontanément qu’il organise une exposition à Campagne« dans le cadre de la mission que la direction générale de la culture au Département (lui) a confiée ». Avant de tempêter encore : il ne lui revient pas de « répondre là-dessus » -quand c’est évoquer la réalité de son travail. Le candidat qui emmène la liste Ribérac, l’avenir avec vous n’apprécie pas qu’on lui « redemande ce genre de choses ». Et de rappeler que, « contractuel » depuis 1995, il a dû attendre 2007 pour obtenir un CDI -c’est dire que la pérennité de son emploi n’a pas été acquise facilement, en tout cas « pas plus facilement que certains ». Comment peut-on le questionner plusieurs fois sur son statut alors qu’il a toujours travaillé avec « honnêteté et loyauté » ? Mais personne ne se mêle non plus de chercher à connaître les appréciations de son employeur –le code électoral ne s’y intéresse pas.

« Ce n’est pas le Département qui finance ma campagne ! » (Nicolas Platon)

« Ce n’est pas le Département qui finance ma campagne ! Je ne suis pas mis à disposition à Ribérac pour faire campagne pour le président Peiro ! ». Cette question-là n’a pas non plus été posée à Nicolas Platon. « Non, mais c’est venu », pointe-t-il. Et d’évoquer que, dès le début de la campagne, on l’avait désigné comme « le candidat de Peiro contre Cazeau ». L’hypothèse d’un scénario de guerre des chefs a été envisagée ici. Depuis, Nicolas Platon a relayé plusieurs fois des communiqués du président du Département sur la page de sa liste Ribérac, l’avenir avec vous.

« L’administration publique est par essence… publique, tout cela doit être public » (Nicolas Platon)

« Je fais campagne par passion, j’ai envie que ça fonctionne ». Nicolas Platon rappelle qu’il a viré en tête au premier tour et que son équipe est « totalement derrière » lui. « Il n’y a eu aucune entourloupe » – là encore, personne ne sous-entend pareille manœuvre. Il défend une démarche « responsable », quand « ça pourrait être une affaire hyper casse-gueule ». A-t-il par exemple cédé à la tentation de « démissionner ? Non ». Son ambition tient à « un projet pour Ribérac ». En qualité d’employé d’une collectivité territoriale, il répète qu’il respecté les règles imposées à son statut. « L’administration publique est par essence… publique, tout cela doit être public et il doit être facile trouver une trace de l’avenant à mon contrat que j’ai dû signer en 2019 ». Tout comme Nicolas Platon juge aisé de trouver trace de « l’arrêté que le président a dû prendre en proposant un intérim à la communication à une autre personne ». Aujourd’hui, l’organigramme du Département indique que le directeur de cabinet du président Matthieu Druillole assure cet intérim. Nicolas Platon n’y peut rien, il n’a pas le document avec lui. « Il est à la RH à Périgueux ». Contactée de la part du candidat, sa directrice par intérim n’a pas rappelé, sachant qu’au standard de la collectivité, on a souligné que le mode télétravail complexifiait son contact.

« Au début de la campagne, l’équipe de Philippe Chotard a un peu méprisé ma candidature » (Nicolas Platon)

« Je ne pense pas que ça ait un impact considérable ». C’est l’appréciation que Nicolas Platon porte sur le sujet de la mise à l’équerre de son statut. Quoi qu’il s’irrite qu’on y revienne, la question conditionne… son éligibilité. Qui sait s’il ne serait pas plus simple de produire les documents qui vont bien pour le clore ? Personne n’a dans l’idée de persécuter Nicolas Platon. Si ses déclarations avaient été constantes, s’il n’avait pas lui-même proposé de les étayer… sans le faire, il n’y aurait plus de sujet depuis longtemps. À la place, le candidat qui conduit la liste Ribérac, l’avenir avec vous se plaint qu’on a fait pire que de l’embêter à de multiples reprises, à ce propos. « Ma candidature a été un peu méprisée par l’équipe que Bernard Cazeau a mise en place ». Quand la campagne a débuté, on a « douté de (sa) compétence ». Onégale l’équipe de Philippe Chotard, qui emmène la liste Agir pour Ribérac. Ces « bruits » auraient été entretenus « pendant de nombreuses semaines ». Ils étaient blessants. « Le mépris de classe, je l’ai pris en pleine poire ».

Philippe Chotard trio

Philippe Chotard (© territoire-magazines.com)

« Le règlement oblige à être très raisonnable… mais il assure aussi l’indépendance » (Philippe Chotard)

« Nous avons autofinancé notre campagne ». Ce sont les membres de la liste Agir pour Ribérac qui ont fait le budget de la campagne de Philippe Chotard, chacun à la hauteur de ses moyens. Au regard du règlement électoral, il y a eu, indique le candidat, deux postes de dépenses : le local de campagne et les frais d’impression, qui, sont donc, à l’exception du programme, remboursés sur une base forfaitaire. « Ça oblige à être très raisonnable… mais ça permet aussi d’assurer son indépendance », notion capitale pour le candidat, qui a d’ailleurs signé, lors de sa réunion publique du 11 mars, les 30 propositions d’Anticor pour des communes plus éthiques. Le tour des frais d’impression est rapide : à la commande du programme, s’ajoute celle des affiches, de la profession de foi (ou circulaire) et des bulletins de vote -sachant que seule la première reste à charge.

« On a fait une campagne avec les moyens du bord » (Philippe Chotard)

« Dès qu’il y a eu une imprimerie à Ribérac, nous l’avons fait travailler, à l’exception de deux fois car elle était dans l’impossibilité de respecter les délais impartis ». L’équipe de la liste Agir pour Ribérac s’est alors adressée à l’entreprise Iota de Saint-Astier, à MIPP à Bègles et à SPP Numérique à Périgueux. Il s’agissait, autant que faire se peut, de « privilégier les fournisseurs locaux », et d’utiliser, comme le règlement le prévoit au demeurant, du papier recyclé, répondant aux nouvelles exigences écologiques. « La conception de notre site Internet ne nous a rien coûté ». Voilà qui dément la critique qui vise à dénoncer, résume Philippe Chotard, son caractère « chic et cher ». C’est le parent d’un colistier de Philippe Chotard qui a proposé bénévolement ses services. Entre l’achat du nom de domaine chez OVH et celui de l’hébergement chez Squarespace, il a fallu s’acquitter, pour le premier élément, de 200 €… qui en deviendront 150 € sur 9 mois. En effet, l’équipe Agir pour Ribérac va fermer le site riberaction2020.com dès le scrutin passé… et « le tarif du prestataire est indexé sur la durée de mise en ligne ». Oui, ce prestataire a son siège aux États-Unis, un reproche récurrent du candidat Nicolas Platon. « En utilisant une page Facebook… n’est-on pas dans le même cas ? ». Pour le second élément, il a fallu s’acquitter du prix annuel de 60 €, qui, lui, reste incompressible. Côté pots post réunions publiques -il y en a eu trois : le 13 décembre, le 16 janvier, le 11 mars – « les membres de l’équipe ont apporté chacun quelque chose », l’un d’eux assumant seul « 30 ou 40 € » de boissons. « La salle du Palais de justice, puis l’espace André Malraux ont été mis gracieusement à notre disposition ». Pas question de grâce particulière, tous les candidats doivent simplement bénéficier du même traitement. Aucun frais technique n’est venu s’inscrire au budget de campagne : un colistiera installé son propre matériel de sonorisation et de rétroprojection. Même schéma pour la conception graphique des documents et les photographies. « On a fait une campagne avec les moyens de l’équipe, les moyens du bord ». Ce qui n’empêche pas que l’équipe de Philippe Chotard ait « toutes les factures » -qui « ont toutes été payées ». Enfin, les conditions d’éligibilité du candidat sont remplies : au 1er janvier 2020, il était inscrit sur le rôle des contributions,  et le service d’enregistrement aux finances de Périgueux en a attesté.



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