Ribérac et Covid-19 : pour Nicolas Platon, la tradition solidaire locale se passe d’une « surenchère » teintée d’ « indécence politicienne »

Nicolas Platon covid-19

Nicolas Platon (© territoire-magazines.com)

À Ribérac aussi, le confinement pour cause d’épidémie de Covid-19 met à mal la vie en commun et le quotidien des habitants les plus désorientés, tout spécialement. Dans ce contexte inédit, le candidat Nicolas Platon, qui a viré en tête au 1ertour des municipales 2020, juge la solidarité locale précieuse. En rappelant qu’elle « n’existe pas d’hier », qu’elle s’exerce « au quotidien, sur le terrain »… et qu’elle  « n’appartient à personne ». Avec l’équipe de sa liste Ribérac, l’avenir avec vous , il accompagne l’association Solidarité ribéracoise tout naturellement, en somme. Quand d’autres -le maire Patrice Favard, qui brigue un 2e mandat, et le candidat Philippe Chotard versent dans « une espèce de surenchère » teintée d’ « indécence politicienne ».

« On va finir par avoir les carnets de recettes de la cousine Berthe et de la tante Alice… ». Après avoir lu, le premier jour du confinement, « la circulaire administrative de M. Chotard » et assisté à « la surenchère » entre ce dernier et le maire Patrice Favard, Nicolas Platon le dit tout net : « là, je ne suis plus dans le jeu ! » -celui de ses deux concurrents aux municipales 2020 s’entend. « L’attitude » de l’équipe de sa liste Ribérac, l’avenir avec vous face à ce « drame » est « beaucoup plus discrète » et c’est tant mieux : elle « correspond » à ce qui devrait être la règle commune « dans un premier temps ». Certes, « ça ne va pas très loin puisque l’on est confiné… », mais Nicolas Platon a le sentiment désagréable que Patrice Favard et Philippe Chotard font preuve « d’une forme d’indécence politicienne ».

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« Nous menons des actions quotidiennes de terrain. C’est… moins techno-parisien que d’autres »

« La solidarité ribéracoise ne date pas d’hier ». Nicolas Platon la voit à l’œuvre depuis qu’il est gamin. L’association Solidarité ribéracoise est au travail, avec ses homologues -déclinaisons locales d’institutions nationales. Elles veillent sur les habitants les plus fragiles -personnes âgées, personnes à mobilité réduite, familles nombreuses… La mutualisation des efforts est de plus en route. Côté aides financières, « un lien se crée aujourd’hui entre Solidarité ribéracoise et le Secours catholique ». Nicolas Platon pense aussi à la montée au front d’un restaurateur, à celle du prieuré bénédictin Saint-Jean Baptiste à Échourgnac… « Ce sont des actions quotidiennes de terrain que l’on mène. Alors c’est moins clinicien, moins techno-parisien que d’autres… ». Au regard du déroulement de la campagne des municipales 2020, derrière lesdits autres… c’est de l’équipe Agir pour Ribérac de Philippe Chotard dont il pourrait s’agir. « Il y a encore un maire à Ribérac. Et qui suit les directives de la préfecture et de l’État… ». En clair, la cité n’est pas tenue à l’écart des mesures de protection sanitaire qui s’imposent au pays.

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« Le jour du 1er tour des municipales, d’aucuns arboraient les masques qui font aujourd’hui défaut aux soignants  »

« La solidarité n’appartient à personne ». C’est le rappel que Nicolas Platon adresse à « ceux qui veulent l’utiliser ». Avant de les exhorter à « arrêter de tirer profit de cette crise ». De son côté, il refuse de « se mêler » de ce jeu-là. « C’est la communauté de communes du Pays ribéracois (CCPR) qui a la compétence sociale ». Rattrapage des connaissances à l’adresse du premier magistrat, cette fois. « C’est vrai que Patrice Favard n’a pas siégé à l’interco depuis 6 ans… ». Nicolas Platon souligne le caractère « encourageant » le « petit appel » du président de la CCPR Didier Bazinet pour récupérer des masques, dont la pénurie fait cruellement défaut aux soignants, qui se retrouvent sans protection… « quand d’aucuns en arboraient le jour du 1er tour du scrutin des municipales » -les intéressés apprécieront. « C’est la CCPR qui organise la solidarité sociale, tout comme le périscolaire, qui n’est pas non plus du ressort de la commune ».

« Ce n’est pas une question de moyens, l’association Solidarité ribéracoise ne demande rien »

« Notre équipe Ribérac, l’avenir avec vous a rappelé ses coordonnées de contact. Quand on nous téléphone, on oriente les gens vers la CCPR, vers la Ville de Ribérac ou bien vers les associations ». L’association Solidarité ribéracoise a-t-elle les moyens de son action ? « Ce n’est pas une question de moyens, Solidarité ribéracoise ne demande rien. Elle a ses bénévoles, elle agit ». Il n’y a pas, aux yeux de Nicolas Platon, d’empêchement financier. « C’est une question d’organisation ». Bref, un peu de simplicité serait bienvenue. « C’est une association ribéracoise qui accompagne, et basta ! ».

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« Ceux qui travaillent à fond n’ont pas le temps de faire des chroniques sur Facebook »

« En cette période de confinement, à Ribérac, c’est dimanche après-midi tous les jours ». Bien sûr que c’est « anxiogène ». Mais Nicolas Platon juge que « l’accompagnement, ce n’est pas faire une proposition », il y a des personnes pour s’occuper des personnes angoissées : les soignants. À ce sujet, une pierre part aussitôt dans le camp de l’équipe Agir pour Ribérac de Philippe Chotard. Ses angles sont aigus. « Ceux qui travaillent à fond n’ont pas le temps de faire des chroniques sur Facebook ».

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« Il ne faut pas laisser la confusion s’installer dans ce drame, les choses sont trop complexes »

« À Ribérac, les habitants font ce qu’ils peuvent pour les personnes les plus désorientées ». Nicolas Platon s’irrite de voir « cette espèce de surenchère, avec la création de pages Facebook ». Pour lui, « celle de la Ville suffit ». Pour sa part, il a « un numéro de téléphone, une page Facebook, des bras et les 28 personnes qui (l)’entourent, ainsi que Solidarité ribéracoise ». Et le travail que la CCPR réalise ne lui échappe pas. « Il ne faut pas laisser la confusion s’installer dans ce drame car les choses sont trop complexes ».

« Monsieur Chotard n’est pas maire de Ribérac, il faut laisser faire Patrice Favard »

« Les commerçants locaux se sont adaptés, en préparant des commandes par exemple ». Nicolas Platon mesure la rudesse du coup qu’ils subissent, il va les visiter « aujourd’hui comme depuis que qu’(il est) tout petit ». Mais ne pense-t-il pas qu’une « coordination » des soutiens serait utile ? « M. Chotard n’est pas maire de Ribérac, il faut laisser faire Patrice Favard ».



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