Municipales à Ribérac : Nicolas Platon blâme le « Professeur Chotard » en fêtant la saint-Favard

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Nicolas Platon (© territoire-magazines.com)

Après qu’un débat a été organisé par France Bleu jeudi 06 mars 2020 entre les trois candidats aux municipales 2020 à Ribérac le maire sortant Patrice Favard, Philippe Chotard et Nicolas Platon, c’est au tour de celui-ci de revenir sur ce qu’il a retenu des échanges.

Le maire sortant Patrice Favard, candidat à sa succession, qui emmène la liste Continuons ensemble pour Ribérac , le candidat Philippe Chotard, qui conduit la liste Agir pour Ribérac et le candidat Nicolas Platon, en tête de la liste Ribérac, l’avenir avec vous  se sont retrouvés jeudi 06 mars 2020 sur le plateau de France Bleu Périgord dans le cadre d’un débat spécial municipales 2020. Le candidat Favard a fait connaître son appréciation sur les prestations de ses concurrents et sur la sienne, à l’issue de l’émission. À Nicolas Platon de s’exprimer.

« Dommage que l’on n’ait pas parlé de l’environnement »

« Je n’ai pas l’habitude de me noter, ni de donner des appréciations sur les prestations des autres… Je garde un peu de modestie ». Nicolas Platon ne tourne pas autour du pot : inutile de compter qu’il se prononce sur l’aptitude que les uns et les autres ont témoigné… ou pas pour débattre au micro. Non, lui, il préfère évoquer déjà le cadre du débat lui-même. Et il se trouve qu’il regrette qu’il ait été « court ». Dommage, ainsi, que des sujets soient passés à la trappe, comme celui de l’environnement avec, conséquemment, celui du contournement de Ribérac. Il aurait aussi souhaité revenir sur la question des déchets ménagers, avec l’arrivée programmée de la redevance incitative.

« J’ai connu Ribérac fluorescent et, des trois candidats, je suis le mieux à même de comparer avec aujourd’hui »

« Je ne suis pas le professeur Chotard ». Te-te, ne pas chercher dans cette formule le signe qu’à bien réfléchir, Nicolas Platon se déciderait à livrer une évaluation de ses concurrents au micro. D’ailleurs, à propos de Patrice Favard cette fois, le numéro Un de la liste Ribérac, l’avenir avec vous se contente de faire part de l’ « impression » que le maire sortant lui a laissée : en défendant son bilan, « tout avait l’air de bien aller » et passons sur ses probables « petites erreurs », par ci, par là. En outre, logique que le candidat Favard « ait peu de projets », dès lors que « son objectif, c’est de ne pas investir ». Bref, avec ce candidat, l’avenir se résume à peu près à « stagner », c’est dire s’il n’y a rien de folichon à l’horizon. « Si, comme Patrice Favard l’a dit, je vois Ribérac pastel ou sépia, en tout cas, moi, je l’ai connu fluorescent. Je peux comparer les choses car je connais mieux Ribérac que mes deux concurrents ». Pour mémoire, le tacle de Patrice Favard sur la nostalgie valait pour ses deux concurrents.

« L’équipe municipale -enfin, ce qu’il en reste- est aux affaires depuis trois mois »

« Je ne rends pas Patrice Favard responsable de la totalité du désastre, loin de là ». Reste que le candidat Platon constate que le maire n’a rien fait pour enrayer le déclin de la Ville. « Cette équipe municipale -enfin, ce qu’il en reste- est aux affaires depuis trois mois ». Nicolas Platon observe ainsi beaucoup de mouvement en termes de réaménagement urbain- sous-entendu : il est bien temps… En outre, après une période de concertation « courte », des commerçants « ne se retrouvent pas trop dans ce qui a été réalisé ».

« Une bonne fois pour toutes, je suis en règle »

« Je refuse de répondre. Une bonne fois pour toutes, je suis en règle et je mets au défi quiconque de trouver une faille dans ce sujet ». Oui, Nicolas Platon a été « un peu énervé » d’être une nouvelle fois questionné sur son statut. Une « pique » qui est « revenue sur le tapis » après que le candidat Chotard se soit demandé dans Sud-Ouest en quelle qualité son homologue Platon avait participé à la réunion avec le président du Département sur l’abattoir aux côtés du premier magistrat Favard. La récente réponse de Patrice Favard « convient ». Et, oui et oui, « depuis la délibération de la commission permanente fin juillet », Nicolas Platon n’a plus de délégation de signature et le directeur de cabinet du président du Département assure l’intérim à la direction de la communication, « et c’est écrit ». Dans ce changement de situation, le candidat Platon confirme qu’il a été perdant sur son niveau de salaire, ainsi que sur les avantages liés à son ancienne fonction de directeur. Avant de reformuler le sujet : « la seule question, c’est de savoir si l’on est éligible ou pas ». Or, poursuit-il, les trois candidats en lice le sont :  lui, « en étant inscrit sur les listes électorales et en payant (ses) impôts à Ribérac ; Patrice Favard, sans être inscrit sur les listes électorales, mais en payant (ses) impôts à Ribérac ; Philippe Chotard, qui, s’il ne paie pas pour l’instant (ses) impôts à Ribérac, est inscrit sur les listes électorales ».

« Le préfet ne s’est pas trompé sur l’étiquetage de ma liste, pourquoi se serait-il trompé pour les autres ? »

« Ni Philippe Chotard, ni Patrice Favard n’assument leur appartenance politique ». Pour Nicolas Platon, les électeurs jugeront d’eux-mêmes : « avec l’étiquetage des listes en préfecture, c’est tout simple ». Reste que Patrice Favard a fait savoir sur la page Facebook de sa liste Continuons ensemble pour Ribérac qu’il avait contesté l’inscription DVD. Même si, sur la réalité de la démarche, Nicolas Platon se montre perplexe. Quant à Philippe Chotard, cette fois, difficile selon lui de contester l’évidence. « Le préfet n’agit pas au hasard… Il n’a pas placé Patrice Favard à la France insoumise, ni Philippe Chotard chez Marine Le Pen. Il ne s’est pas trompé pour moi, je ne vois pas pourquoi il se serait trompé pour les autres ». En outre, qui ignore encore à Ribérac que le candidat Chotard est arrivé « parce que Bernard Cazeau nous l’ (a) impos(é)… et participe à la composition de la liste, aussi » ? Pourquoi aller chercher midi à quatorze heures, « la liste Agir pour Ribérac est DVC car la circulaire Castaner est passée par là » -un post plus détaillé est affiché sur la page Facebook de sa liste Ribérac, l’avenir avec vous . Or, Nicolas Platon n’a pas le sentiment qu’entre ce positionnement et les partis de gauche, spécialement avec le parti socialiste, il y ait grande passerelle. Avant de conclure le chapitre sur « le droit des électeurs de savoir vers qui iront les votes de Patrice Favard et de Philippe Chotard » s’ils (re)deviennent grands électeurs. « Il faut assumer les valeurs que l’on défend ».

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« Je n’ai pas voté avec la majorité de l’époque l’extension du Leclerc »

« Je suis l’un des rares à m’être abstenu ou à avoir voté contre au conseil municipal ». Pas qu’une fois par-dessus le marché et Nicolas Platon entend rafraîchir la mémoire du candidat Favard. « Si je n’avais pas demandé un nouveau vote, l’ancien théâtre ne serait plus là ». Certes, le premier magistrat Favard n’aurait pas hérité du dossier, qu’il n’aurait donc pas géré comme il l’a fait. « On pouvait se passer d’une étude qui a coûté environ 60 000 € », dès l’instant qu’il y avait tant de réparations de taille qu’il était impossible d’imaginer en refaire un théâtre. D’ailleurs, le candidat Platon accorde aussi un double zéro à Patrice Favard sur un autre sujet : la (re)dynamisation du centre-ville. « Rien n’a été fait en six ans : pas une réhabilitation de logement, ni un effort de maintien du commerce en centre-ville ». Avant de rappeler qu’il « n’a pas voté avec la majorité de l’époque l’extension du Leclerc ». Aussi invite-t-il le maire sortant, en conclusion de cette Saint-Favard, à « fouiller dans ses archives ».

« Une vente qui s’effectue à 3 semaines des élections, à 0,10 € le mètre carré, sans aucune publicité préalable, c’est assez monstrueux »

« À l’époque de Bernard Cazeau, il existait un débat. Aujourd’hui, certes, l’opposition a la parole, mais la majorité est incarnée par une seule voix ». Le déroulement de l’ultime conseil municipal de la mandature a « consterné » Nicolas Platon. Expédier le débat d’orientations budgétaires, c’est, pense-t-il, « dangereux ». Une assemblée qui, en outre, a surtout été le théâtre de discussions autour des haras de Toutifaut, dont le candidat Platon comprend qu’elles aient été houleuses. « Une vente à la sauvette », qui n’avait rien de « la polémique » que Patrice Favard a fustigée sur la page Facebook de sa liste Continuons ensemble pour Ribérac. « Vendre des terrains constructibles -4 à 5 ha avec une grange- sur une zone particulièrement prisée de Ribérac à 0,10 € le m2 et avoir déjà le nom de l’acheteur, sans qu’aucune publicité n’ait été faite, je n’appelle pas ça de la politicaille ». Loin de Nicolas Platon l’idée de pointer « un lien de causalité entre cette affaire et la présence sur sa liste de l’occupante de la grange » façon brusque retrait de l’abattoir d’Arcadie. En revanche, que celle-ci, qui est la présidente de l’association Solidarité Ribéracoise « n’ait pas été prévenue », que « la vente s’effectue à trois semaines des élections et à ce prix-là », eh bien le candidat Platon juge au total que « c’est assez monstrueux ». Après que l’association a déposé un recours, l’opposition -« que trois élus de la majorité ont rejointe »- a voté contre cette délibération. Elle devrait, selon lui, emboîter le pas de l’association. Et puis il y a encore une autre question qui chiffonne le candidat Platon : il ne retrouve pas, sur la délibération affichée à la mairie, la réplique des votes en séance. « C’est fâcheux »

« Au lieu de tirer les leçons de Ruffec, on a embauché un chargé de mission »

« L’abattoir a été un thème assez consensuel ». Même si Nicolas Platon pointe s’être en somme démarqué, en émettant l’idée d’ « élargir la consultation aux intercommunalités des secteurs sud et nord de Ribérac », de sorte d’ « alléger sa gestion ». Et, puisqu’on évoque le sujet, le candidat Platon rappelle qu’il croit bien davantage qu’il s’agira plutôt « dès la fin mars », de s’atteler à « un travail de fond avec les éleveurs, les artisans, les élus » que de se pencher encore sur « l’habillage juridique ». D’ailleurs, il s’est trouvé d’accord avec son concurrent Philippe Chotard sur le fait que, de l’exemple de Ruffec, « on n’a(vait) pas tiré les leçons ». Sachant que, pour sa part, il entre davantage dans le détail de la déception qu’il en conçoit : à la place de comprendre le coup de grisou qui a soufflé l’abattoir de Ruffec, « on a embauché un chargé de mission » pour « quasiment se consacrer » au dossier du site de Ribérac. C’est finalement souligner… une double erreur. En tout état de cause, aux yeux du candidat Platon, une solution pour l’abattoir s’envisage dans le cadre plus large de solutions pour doper l’attractivité de Ribérac.

Prochain rendez-vous de Nicolas Platon, qui conduit la liste Ribérac, l’avenir avec vous : réunion publique jeudi 12 mars, à l’espace André Malraux, à 20h.



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