Municipales à Ribérac : éligibilité, étiquette politique, redevance incitative… Nicolas Platon en sniper

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Nicolas Platon 1
Nicolas Platon (© territoire-magazines.com)

À Ribérac, le danger que le retrait de l’actionnaire ruthénois Arcadie fait planer sur l’abattoir paraît muscler les échanges entre les trois candidats aux municipales 2020. Après que Philippe Chotard, en tête de la liste Agir pour Ribérac, a enclenché le mode « offensif », le maire sortant Patrice Favard, qui emmène la liste Continuons ensemble pour Ribérac  lui a donné la réplique… sans toutefois épargner Nicolas Platon, qui conduit la liste Ribérac, l’avenir avec vous. À celui-ci d’apporter les points de vue qu’il défend… et oppose à ses concurrents dans une campagne qui, à tout le moins, s’accélère.

Ribérac voit la campagne des municipales 2020 s’emballer, avec le vilain coup que l’annonce du départ de l’actionnaire Arcadie a porté à l’abattoir local, vendredi 14 février 2020. Depuis cette nouvelle fort préoccupante, les trois candidats en lice pour devenir le prochain maire se parlent de plus en plus… directement. Après que Philippe Chotard, le numéro Un de la liste Agir pour Ribérac, a fait savoir son étonnement de voir que c’est avec le candidat Nicolas Platon, qui conduit la liste Ribérac, l’avenir avec vous … mais sans lui que le maire sortant Patrice Favard, candidat à sa succession, en tête de la liste Continuons ensemble pour Ribérac, avait été reçu par le président du Département Germinal Peiro, la parole est à Nicolas Platon.

« Abattoir : Philippe Chotard a réagi 72 heures après nous »

« Philippe Chotard attendait le bristol, il est habitué à ça ». Le message de Nicolas Platon est loin d’un petit mot amène : est-ce sa faute, comprend-on, si son concurrent Philippe Chotard ne connaît pas les usages de la Dordogne ? Que voulez-vous, Monsieur, ici, on fait simple quand il y a le feu… quoique vous en pensiez. Est-ce encore sa faute si cette méthode lui échappe ?-ce qui, aux yeux de Nicolas Platon apparaît logique au vu du parcours de ce candidat-là. Alors, tant que la sulfateuse est sortie, le numéro Un de la liste Ribérac, l’avenir avec vous prolonge son utilisation. En reprenant le calendrier : jeudi soir 13 février 2020, un employé de l’abattoir l’informe de la visite du directeur général (DG) de Arcadie Michel Pélissier à l’abattoir. « À ce que l’on m’a dit, les propos du DG ont été… secs ». L’informateur évoque une annonce du type « Vous aurez le choix entre Thiviers et Pôle emploi ». Nicolas Platon retient que son interlocuteur est alors « bouleversé par cette annonce ». Le candidat « prévient Monsieur Bazinet, chargé de l’agriculture au Département (vice-président) et le cabinet du président Peiro ».  Le lendemain, il « rencontre Patrice Favard sur le marché ». Ils ont « une brève discussion ». Le maire de Ribérac lui apprend qu’il va être reçu par le président Germinal Peiro. Nicolas Platon, qui a aussi sollicité un rendez-vous, propose de le rejoindre, ce qui est accepté par le président de la collectivité et le maire. « Ma démarche pour s’entendre a plu » -aux Ribéracois. Ah, au fait, « avec Patrice Favard, on n’est pas parti au Département dans la même voiture », voilà pour l’ultime précision. « 72 heures après, Philippe Chotard publiait sa réaction sur Facebook, en se trompant d’ailleurs sur l’effectif du personnel de l’abattoir… Il a sans doute corrigé son post depuis ».

« On m’a proposé un autre poste, c’est acté dans une délibération »

« Je déplore l’attitude de Monsieur Chotard ». C’est que la réaction que Nicolas Platon évoquait jusqu’à présent allait en effet… être suivie d’une autre -comme si une précision manquait encore. Cette fois, son concurrent qui emmène la liste Agir pour Ribérac se demandait dans Sud-Ouest en quelle qualité Nicolas Platon avait été de la réunion avec le président du Département, et émettait l’hypothèse d’un mélange des genres (métier et statut de candidat) disqualifiant. Pour rappel, Nicolas Platon avait précisé dès son entrée en campagne qu’il n’était plus directeur de la communication au Département, conformément au code électoral. La question lui étant cette fois posée par un concurrent, Nicolas Platon entre aujourd’hui dans le détail de la procédure qui s’est dépliée pour qu’il devienne éligible (le code électoral prévoit en effet que, dans la fonction territoriale, un directeur ou un chef de service sont interdits d’être candidats). « J’ai pris mes précautions ». Nicolas Platon fait donc état d’une « délibération » qui lui a fait « prendre un autre poste », qu’ « on (lui) a proposé ». L’idée consistait à ce qu’il ne dispose plus d’une délégation de signature (incompatible avec le statut de candidat dans le code électoral), même s’il souligne que l’engagement financier assorti était « limité ». Alors, « que Monsieur Chotard ne s’étonne pas non plus de constater qu’(il) est très présent à Ribérac ». Devenu « conseiller technique à la direction culture et éducation » -le 1er août croit-il se souvenir- Nicolas Platon « avait un compte épargne-temps bien garni ». En clair, il maintient qu’à tous points de vue, il s’est bien entendu conformé à la loi… et juge dans le même temps que ce n’est pas joli-joli d’en douter. Donc, au passage, merci à Patrice Favard de cesser de penser que l’interrogation de Philippe Chotard est « un problème » pour lui parce que ce n’est pas du tout le cas.

« Gagnant ou perdant, je retournerai travailler au Département » (… et alors ?)

Par ailleurs, Philippe Chotard s’était interrogé sur les intentions de Nicolas Platon, après le scrutin et quelle qu’en soit l’issue. Réponse de l’intéressé : gagnant ou perdant, « (il) retournera au Département ». Cette fois, la question soulevée lui paraît « curieuse », sachant qu’il se souvient que « Bernard Cazeau était tout à la fois médecin, maire, président du conseil général et conseiller régional ». Et que dire de Rémy Terrienne ? « Fonctionnaire public au cadastre, il ne s’est pas arrêté de travailler avant la retraite ! ». Décidément, Nicolas Platon « ne sait pas comment prendre la question de Philippe Chotard ». Mais il y répond complètement. « Si je suis élu maire de Ribérac, je pense que j’aurai la possibilité d’aménager mon temps. Alors, je ne serai pas directeur. En revanche, si je ne suis pas élu, je serai directeur de la communication ».

« Moi, je veux savoir, si Philippe Chotard est élu maire comment il va voter aux sénatoriales, en qualité de grand électeur. Les gens ont besoin de savoir »

« L’étiquette de Philippe Chotard, c’est un mystère ! ». Au tour du candidat Platon de faire part de sa perplexité. Un membre du team Chotard lui a indiqué qu’ « il y a(vait) des LREM » sur sa liste Agir pour Ribérac. Or, Nicolas Platon indique haut et fort, lui, qu’il a des socialistes sur sa liste Ribérac, l’avenir avec vous. Bref, pourquoi son concurrent fait-il des cachotteries ? D’autant qu’elles ont leur importance, et, à l’entendre, pas seulement pour lui. « Moi, je veux savoir comment Philippe Chotard va voter s’il est élu maire de Ribérac et devient donc grand électeur. C’est que le sénat a des liens intimes avec les collectivités. Les gens ont besoin de savoir ». Ambiance-ambiance dans ces municipales ribéracoises ? Non-non, tempère Nicolas Platon. « La vivacité, c’est propre à toutes les campagnes ». Toutefois, celui-ci convient que l’affaire de l’abattoir a pu être un facteur qui l’a ici « animée ». Reste qu’à ses yeux, « c’est une belle campagne. Il y a très longtemps qu’il n’y en avait pas eu d’aussi belle à Ribérac ». Il doit remonter à « celle à laquelle (son) père a participé pour faire accéder Bernard Cazeau à la mairie (1971) » pour retrouver une édition aussi péchue. Après, résume-t-il, les campagnes lui ont fait l’effet de moments calmes, trop calmes, presque somnolents à l’en croire. Alors il goûte que pour ce scrutin 2020, « au-delà des chicayas, il y ait des projets pour cette commune, ça (lui) fait plaisir »… sans oublier de tacler le rival Philippe Chotard. « Il doit être à son 150e engagement, non ? Je ne sais plus… ». Aussi, si pareille campagne est « un peu éprouvante », elle a pour elle d’ « être intéressante ». Au point qu’il pronostique qu’elle « laissera des traces ». Sachant que « l’arrivée de Philippe Chotard, clairement, était assez récente ».

« Personne n’attendait le surgissement du dossier de l’abattoir, mais le temps n’est pas à faire son Caliméro »

« Le problème de l’abattoir tombe à un moment très particulier de la campagne. On entend plein de choses. Il semble que Arcadie avait pensé quitter l’abattoir depuis un moment ». Nicolas Platon « n’est pas sûr » au demeurant que, lors du conseil d’administration de ce lundi 24 février 2020, « Arcadie change de position ». Il estime que le président du Département Germinal Peiro et le vice-président à l’agriculture Didier Bazinet « ont été fondés à demander un délai supplémentaire » et il espère que le groupe Arcadie va accepter ces six mois de plus. « La perte potentielle de la structure pour le personnel, les artisans, les commerçants… », voilà ce qui « a fait réagir » Nicolas Platon. Il comprend qu’autour de la demande d’avance remboursable, « il y a un flou » : elle a été « instruite en mars », n’est-ce pas. Ensuite, ces 150 000 € ont été votés en novembre dernier. Leur versement restait toutefois conditionné à un impératif : « que le privé soit majoritaire ». Or, « il semble que ce n’était pas fait ». Pourtant, de l’avis du candidat Platon, qui rejoint notamment celui de deux de ses colistiers –« un administrateur de la SEMOP et l’ex directeur de la structure »- la pérennité de la solution avance remboursable n’est pas du tout évidente. « L’abattoir a besoin de petits apporteurs. Il faut discuter sereinement de la part des loyers -il y a des impayés semble-t-il- des garanties d’emprunt, aussi ». Ses deux connaisseurs de l’abattoir pensent qu’ « il devrait y avoir des solutions »… autres en tout cas. La SEMOP paraît ne pas avoir été un choix opportun non plus. « J’émets des réserves sur la restructuration juridique de l’outil et les orientations prises depuis quelques années ». À chaque jour suffit sa peine cependant. « Sur le fond, je défends l’abattoir ». Et vue l’urgence de sa situation, la priorité de la tête de liste Ribérac, l’avenir avec vous va au gain de temps. « Même si le déficit chronique de l’abattoir notamment n’était pas un secret, c’est un dossier qui sort alors que personne ne l’attendait. Mais le temps n’est pas à faire son Caliméro » – incidente destinée à Patrice Favard– ni « de faire diversion ». Ne pas compter sur Nicolas Platon pour « jouer le vautour ». L’heure est trop grave, insiste-t-il en substance. Avec une conséquence certaine : « Pour nous, Thiviers paraît loin pour le label Veau sous la mère car le transport stresse l’animal et abaisse la qualité de sa viande ».

« Il est plus facile de faire un groupe scolaire qu’un contournement »

« Patrice Favard propose une consultation citoyenne sur la déviation de Ribérac ? Je dis chiche ! ». Pour le candidat Platon, pour l’instant, passons sur la question de savoir « pourquoi Bernard Cazeau n’a pas réalisé le projet » -quoique, quoique… En l’occurrence, Nicolas Platon prend le temps de refaire un point sur le dossier de la déviation de Ribérac. « L’enquête parcellaire a été réalisée du 5 au 19 juillet 2017 ». Au plan de l’avancement, « il y a eu trois acquisitions d’opportunité – dont celle d’une maison- conclues pour 199 000 € et l’acquisition d’une autre propriété est en cours ». Par conséquent, « il reste 32 comptes de propriété à acheter, ce qui équivaut à 61 personnes concernées, et il y a aussi une succession, qui n’a pas été réglée à l’époque de l’enquête publique ». Or, les derniers chiffres dont il dispose (source : service dédié du Département, début octobre 2019) font état de « 106 parcelles concernées ». De plus, Nicolas Platon relève qu’ « il ne s’agit là que de la première partie de la déviation ». C’est dire que « le problème reste entier ». En effet… et la deuxième partie ? Aussi, il en déduit que « c’est 15 à 20 M€ … sans rien résoudre puisqu’un deuxième tracé était prévu, qui allait de la route de Mussidan aux stades de foot ». En effet, cette partie-là, la seconde donc, « a été abandonnée ». Retour à la consultation citoyenne que Patrice Favard projette à présent. « Oui, il existe des nuisances à un endroit, la rue Pierre Serbat ». Le signe que, pour Nicolas Platon, l’affaire n’est pas dans le sac. Et l’opportunité de souligner que, selon lui, « il est plus facile de faire un groupe scolaire qu’un contournement ». Surtout à une époque où l’avenir du secteur des grandes surfaces n’est pas écrit. « Y aura-t-il demain toujours autant de camions à devoir livrer ? ». Alors il défend l’idée de « faire complètement la déviation » car « sinon, ça ne sert à rien ». Autrement dit il opte pour les 6 km de contournement et écarte les 3,5 km.

« Groupe scolaire : pas question de dépenser 6M€ sur les caisses communales, évidemment ! »

« Je m’aperçois que mes deux adversaires ont déjà chiffré mon projet… Ils sont d’accord sur 6 M€… mais comment les ont-ils calculés ? ». Avant d’aller plus avant dans l’exposé de ce point important de programme, il les corrige également : « il ne s’agit pas de cité scolaire mais de groupe scolaire ». Le dernier de ses deux concurrents à le brocarder a été Patrice Favard, qui ne comprend pas comment Nicolas Platon finance son projet. Réponse de son défenseur : « Il n’est évidemment pas question de dépenser 6 M€ avec les caisses communales. On sait que ces projets sont accompagnés à 50%. On envisagera cette dépense si et seulement si cette condition est remplie ». Quels seraient lesdits compagnons de route ? « Le Département, la Région, la CAF et, pour le périscolaire, ça peut être l’intercommunalité ». Bien sûr aussi que le team Platon « tiendra compte de la démographie scolaire pour voir le fond du problème, forcément ». Comme le team « attend toujours le diagnostic sur l’école maternelle, aussi ». Autrement dit, l’impératif sera « de voir » avant de se lancer, et « de monter un dossier solide ».

« Philippe Chotard et Patrice Favard méconnaissent les compétences intercommunales »

« Selon moi, une crèche, c’est très onéreux ». En revanche, le candidat qui emmène la liste Ribérac, l’avenir avec vous a lui aussi reçu trois personnes, qui, porteuses d’un projet de maison d’assistantes maternelles, « sont en demande d’aides communales ». À lire et/ou entendre ses deux concurrents, Nicolas Platon se dit « assez étonné de voir que tous deux méconnaissent les compétences intercommunales ». La manière dont le projet de couverture de la piscine est évoqué serait aussi impacté. Le chef de file de la liste Ribérac, l’avenir avec vous glisse dans le même temps que « si l’équipe de Patrice Favard avait voulu imposer ou proposer quelque chose à l’intercommunalité », encore eût il fallu que les conseillers communautaires ribéracois… siègent. « Seul Patrice Favard a été parfois présent, en qualité de 1er vice-président en charge de l’économie ». À l’assemblée communautaire, Ribérac aurait en somme brillé par son absence. Eh bien Nicolas Platon n’entend pas, dans son projet, continuer cette « politique de la chaise vide » : hors de question que les représentants de Ribérac « jouent les figurants ». Alors, sur la question du périscolaire, le candidat Platon entend tout revoir, autrement dit « l’accueil des enfants en général » -notablement carencé, glisse-t-il, à Ribérac- en ayant en tête qu’il existe « la possibilité d’être accompagnés ». L’idée maîtresse, à laquelle l’équipe Platon est attachée revient à ce que « Ribérac redevienne un poumon ».

« Les médecins qui sont en train de partir n’ont pas organisé la relève »

« Pour que notre projet de maison départementale de santé soit concurrentiel, il faudrait qu’il y ait… concurrence. Le dire, ce n’est pas sain. On ne peut pas réagir comme ça : la santé ne le mérite pas ». Voilà pour la réplique au candidat Favard. Sur le cruel problème de l’offre de soins qui se pose à Ribérac, Nicolas Platon a son idée. Elle porte déjà sur sa genèse, au moins en partie. « Cette difficulté épineuse est aussi due aux médecins qui sont en train de partir : ils n’ont pas organisé la relève ». En tout état de cause, en matière de santé, il est urgent de se précipiter. Sachant que les généralistes ne sont pas les seuls professionnels à manquer -Ribérac a aussi besoin d’ophtalmos, de dentistes. En tout état de cause, Nicolas Platon déplore que « deux médecins en plein exercice n’aient pas été entendus ». D’autant que « le sujet relève plutôt des professionnels que des élus ». Aucune porte ne doit, selon le candidat Platon, être fermée. Y compris en matière de modèle. « Pourquoi ne pas mixer public et privé ? ». Son projet de maison départementale, la tête de la liste Ribérac, l’avenir avec vous n’en démord pas. C’est que, déjà, il présente l’avantage de « n’être pas coûteux ».

« Il est anormal d’imposer aux aides à domicile de transporter des sacs poubelle dans leurs voitures, c’est lamentable ! »

« Je veux répondre à une inquiétude répandue chez les habitants. Elle concerne les déchets. On est vraiment, vraiment sollicités, le passage à la redevance incitative, prévu pour dans deux ans, est déjà dans la tête de chacun ». Nicolas Platon convient qu’il « n’en aurait pas eu l’idée avant cette campagne ». Or, le nouveau dispositif du SMD3, qui est en prévision, « avec notamment la suppression des points de collecte » tourmente les Ribéracois. Ceux-ci l’ont convaincu. « Il est anormal d’imposer aux aides à domicile de transporter des sacs poubelle dans leurs voitures, c’est lamentable ! ». Il s’alarme également, plus globalement, pour la qualité du service rendu. « Même si la commune n’a pas forcément les coudées franches, même si je ne peux pas remettre en cause la redevance incitative -elle est inscrite dans la loi- tout le système à mettre en place me semble assez dangereux ». Oui, il y a notamment le risque de voir naître des décharges sauvages. Aussi aimerait-il que « cette question soit remise au débat dans la commune et dans l’intercommunalité ». C’est qu’en outre, « à Ribérac, il y a des gens en souffrance », pour lesquels le surcoût serait une pénalité de plus. « Dans cette affaire, il y a un problème de justice ». Voilà pourquoi il a prévu une proposition : « demander un moratoire au plan communal ».

« Jusque dans la dimension symbolique, notre déambulation a été un moment très fort »

« Avec cette déambulation, on part ensemble ». Nicolas Platon a goûté la présentation de ses projets phares dans Ribérac, samedi 15 février 2020, jusque dans sa dimension symbolique. Même si « ce n’est peut-être pas très simple pour certains de se montrer dans ce type de manifestation ». Bien sûr que, parmi les « 150 personnes environ » qui ont participé à ce « cheminement », la majorité était acquise à sa liste. Reste qu’ « il y a quand même eu quelques curieux ». Ce mode de défense de ses choix « a été un moment très fort », en adoptant une forme « moins lénifiante » que ce qui se fait habituellement. Le candidat Platon a eu la satisfaction de répondre à des questions sur le groupe scolaire qu’il projette de créer, de réaffirmer le fil rouge de sa politique culturelle : « replacer Ribérac dans son histoire et dans l’histoire tout court ».

« Je pense que mes concurrents n’ont pas finalisé leurs listes »

« J’ai déposé ma liste. Je pense que Philippe Chotard et Patrice Favard n’ont pas finalisé la leur ». En avant même pour une petite pique au candidat Chotard, dont il a appris que d’aucun(s) s’étaient désisté(s) sur le fil. Avant de signaler, patelin, qu’il reste quelques jours. Enfin, Nicolas Platon est content que son équipe compte 29 candidats. « Pour moi, les deux noms supplémentaires font partie intégrante de l’équipe, je ne les appelle pas des suppléants ».

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