Municipales à Sarlat : Basile Fanier sera-t-il le tombeur de Jean-Jacques de Peretti ?

Basile Fanier

Basile Fanier veut être maire de Sarlat.

À 27 ans, Basile Fanier est déjà rentré au pays. Pour y rester. Avec une expérience d’élu municipal en Ile de France, un master en droit des collectivités territoriales, un job à temps partiel d’assistant parlementaire, des convictions gaullistes intactes. Encarté chez Les Républicains (LR), parti dont il a refusé l’investiture, il veut être le prochain maire de Sarlat, que le conseiller d’État Jean-Jacques de Peretti (qui a parrainé Emmanuel Macron) tient depuis 30 ans.

Basile Fanier entend d’abord que la ville vive « toute l’année ».

 

 

 

Basile Fanier est candidat aux municipales à Sarlat. À 27 ans, ce juriste, qui revendique ses convictions gaullistes et son appartenance au parti Les Républicains (LR) tout en ayant refusé son investiture, a déjà siégé au conseil municipal d’Asnières-sur-Seine, dans l’équipe du maire LR Manuel Aeschlimann, et reste –« à temps très partiel »- assistant parlementaire du sénateur LR des Alpes-Maritimes Henry Leroy. L’objectif de son programme est de « faire vivre Sarlat toute l’année ». Sur le chemin qui mène à la mairie, il pourrait trouver notamment le maire sortant Jean-Jacques de Peretti, ancien ministre de Jacques Chirac, qui a, en 2017, parrainé le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron.

« Six mandats, c’est trop »

« La perte en habitants -1 000 en 30 ans-, le départ des emplois, la gestion financière de Sarlat sont de gros points noirs, mais le maire sortant a fait de bonnes choses ». Après avoir, grosso modo, dégainé la sulfateuse, merci de retenir que Basile Fanier n’est pas candidat contre Jean-Jacques de Peretti. D’ailleurs, s’il constate son « essoufflement », c’est bien naturel : le bon temps de l’action publique, Basile Fanier le verrait bien plutôt autour de deux mandats. « Six mandats, c’est trop ». Sachant que le maire sortant en a fait un de plus, en tant que simple élu.

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Le tourisme, c’est bien, mais les habitants vivent toute l’année à Sarlat

« Il n’y a pas que le tourisme. Les habitants vivent à Sarlat toute l’année ». En s’attachant à vouloir « relever » le territoire, Basile Fanier souligne qu’il ne verse pas dans « l’idéologie ». C’est pourquoi il « a refusé » l’investiture LR : c’est d’un « engagement municipal » dont il se prévaut. Aussi s’est-il entouré de « compétences » pour monter sa liste – « politiques », mais au sens de la manière d’agir donc, et « humaines », pour qualifier les « valeurs » portées. Et celles qui sont chères à Basile Fanier sont « le mérite, l’effort, la justice et l’équité ».

Il faut associer les citoyens aux grandes décisions de la mairie

« Il faut utiliser le référendum pour les projets qui engagent l’avenir des Sarladais ». C’est que le candidat Fanier pointe une distorsion entre des choix opérés par l’équipe municipale en place et les attentes de la population. « Par exemple, une médiathèque est en cours de construction. Un projet à 5 M€… Or, les citoyens demandent plutôt une piscine couverte ».

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Pour la création d’un label « made in Sarlat »

« Il faut faire revivre le centre-ville de Sarlat et renouer avec ses commerçants ». Si, pour Basile Fanier, « une des bonnes choses que Jean-Jacques de Peretti a faite est d’avoir accompagné la loi Malraux pour réhabiliter le centre-ville historique », il manquerait en somme de la chair à Sarlat, du vif. Parmi les pistes qu’il examine pour que le cœur de ville redémarre, il y a la création d’un label made in Sarlat.

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Non à une gestion « à la petite semaine« 

« Je veux gérer l’argent communal en bon père de famille ». Autrement dit, « à l’opposé d’une gestion à la petite semaine ». Non seulement, aux yeux du candidat Fanier, l’investissement à « environ 500 000 € » pour l’installation de toilettes publiques place de la Grande Rigaudie est un peu beaucoup costaud, mais il pointe qu’avec les frais de fonctionnement engendrés, cela devient « un boulet ».

Un candidat millimétré, qui préfère serrer les mains que bavarder

« Je veux faire de la santé une priorité ». Basile Fanier s’arrête là. « Je suis soucieux du volet environnement. J’ai d’ailleurs fait quelques propositions ». De nouveau, pour le développement de cet autre axe de son programme, il faudra repasser. Le maître des horloges, c’est lui. « Je dévoilerai les grandes lignes de mon projet petit à petit ». Même méthode pour les noms de ses colistiers : il les révèlera en son temps… à lui. Basile Fanier n’est pas davantage candidat à déborder : il arrive un moment où, comme une réunion, un entretien doit se terminer, le bavardage n’a pas sa place dans son emploi du temps. Les seuls à pouvoir s’y inviter à l’improviste sont les Sarladais. Pour serrer une main, noter un numéro de téléphone et s’engager à rappeler, le candidat millimétré Basile Fanier se montre toujours open.



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1 réponse

  1. Basile Fanier est un candidat potentiel intéressant car bien formé compétent et avec une expérience indéniable…ça vaut le coup de le tenter pour le rajeunissement de sarlat

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