Centrale d’enrobage à chaud de bitumes à Thenon : le public consulté sur le projet début 2020

Thenon centrale d'enrobés

La SAS Lagarde & Laronze a le projet d’exploiter une nouvelle centrale d’enrobage à chaud des matériaux routiers à Thenon, dans la zone d’activités du Rousset. La production maximale unitaire n’excéderait pas 140 tonnes/heure. Au regard de la nature de l’activité envisagée, la SAS Lagarde & Laronze a dû effectuer une demande d’enregistrement au titre des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) auprès de la préfecture de la Dordogne. La démarche a été accomplie, le 17 septembre 2019. Maintenant, un arrêté préfectoral du 13 novembre 2019 annonce qu’une consultation du public va être ouverte, début 2020. Dans les 15 jours qui suivront sa clôture, le maire de Thenon Dominique Bousquet et son homologue de Azerat Josiane Léviski auront à communiquer l’avis de leur conseil municipal respectif. En effet, les élus de Thenon auront à se prononcer car la nouvelle station doit s’y implanter; ceux de Azerat car la commune entre dans le périmètre d’impact potentiel de son fonctionnement (1km).

Des activités soumises aux règles du Code de l’environnement

Pendant 4 semaines, à partir du mardi 7 janvier 2020 jusqu’au lundi 3 février 2020 inclus, il y aura une consultation du public au sujet de la mise en service d’une centrale d’enrobage à chaud de bitumes sur la commune de Thenon, dans la zone d’activités du Rousset. C’est la nature de l’activité de cette centrale d’enrobage à chaud de matériaux routiers qui impose cette procédure, après que la SAS Lagarde & Laronze, dont le siège social est sis à Terrasson-Lavilledieu, a déposé un dossier de demande d’enregistrement au titre des ICPE qui répond aux exigences du Code de l’environnement.

Sur le site de la ZA du Rousset, l’exploitation envisagée nécessitera notamment la présence d’une cuve aérienne de gaz propane de 12,5 tonnes, d’un silo de stockage d’enrobé de 70 tonnes, d’un stockage de bitume de 150 tonnes (en 2 cuves de 75 tonnes) d’une cuve de stockage de carburant de 2 tonnes de type GNR (pour ravitailler la chargeuse sur site).

À consulter le dossier déposé par l’exploitant, le projet ne se situe pas à proximité d’un lieu protégé (aux plans écologique, patrimonial, des risques naturels, de la pollution), il est en revanche dans une zone de répartition des eaux(ZRE).

Toujours selon ce dossier, le fonctionnement de la nouvelle station sera sans incidence sur le milieu naturel et ne présente pas de risque technologique ou sanitaire.

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L’exploitant garantit la maîtrise des nuisances

Toutefois, au chapitre des nuisances, on trouve le trafic de camions, le bruit sans qu’il soit source de nuisances sonores (la SAS produit en annexe de son dossier une étude acoustique), des odeurs (la SAS assure qu’elles se dégageront de manière limitée et occasionnelle de sorte qu’il n’y aura pas de nuisances olfactives), des vibrations (sans que les riverains les plus proches les perçoivent, assure la SAS), des émissions lumineuses (rarement et notamment parce que la SAS précise qu’elle a prévu qu’elles soient limitées), des rejets dans l’air (il s’agit de rejets gazeux, mais garantis conformes à la réglementation par la SAS), des rejets liquides (des eaux usées sanitaires et pluviales -pas d’effluents- souligne la SAS), une production de déchets non dangereux, inertes, dangereux (surtout des huiles usagées, des déchets d’entretien du matériel ou des ordures ménagères qui, précise la SAS, feront l’objet de collectes séparées et seront traités par des sociétés spécialisées, garantit la SAS).

En outre, la SAS s’engage à exercer une surveillance des rejets dans l’air (gaz et poussières), des niveaux sonores du fonctionnement de la centrale et du trafic des camions, de la gestion des eaux de ruissellement et des eaux usées sanitaires.

Enfin, la SAS Lagarde & Laronze certifie que quand l’exploitation cessera, « la remise en état du site permettra de libérer les terrains pour un nouvel usage industriel ou artisanal, compatible avec la définition de la ZA du Rousset ».

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Une activité qui répond à « un besoin départemental »

L’exploitant justifie la mise en service de cette centrale d’enrobage par un « besoin départemental ». En effet, explique-t-il, « la Dordogne (est) le département accueillant un des plus grands réseaux routiers, avec plus de 6 000 km de routes à entretenir » quand il existe aujourd’hui une seule unité de ce type.

Rythme de production annoncé

L’exploitant prévoit une production horaire moyenne de 100 tonnes (et maximale de 140 tonnes), une production journalière moyenne de 200 tonnes (et maximale de 1 000 tonnes), une production moyenne annuelle de 40 000 tonnes (et maximale de 100 000 tonnes).

En dehors des temps que la phase de fabrication nécessite, les chargements s’effectueront du lundi au vendredi, de 7h à 19h et, exceptionnellement le samedi.

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« Pas de gêne pour les riverains »

Les installations de ce projet de centrale d’enrobage se situent à 1,5 km  environ du centre-ville de Thenon, « à une distance minimale d’environ 180 m des bâtiments résidentiels les plus proches » et d’environ 70 m de la construction la plus proche (le hangar de broyage du bois d’une entreprise).

Un projet en dehors des zones protégées au plan écologique : à 1,4 km du Causse de Thenon et à 2,5km du site Natura 2000 des Grottes d’Azérat

Les deux zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristiqueZNIEFF– (Causse de Thenon, Grottes d’Azérat) et le site Natura 2000 (Grottes d’Azérat) sont respectivement situés à 1,4km du projet (Causse de Thenon), à 2,5km (Grottes d’Azérat Natura 2000) et 2,6 km (ZNIEFF Grottes d’Azérat).

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Participer à la consultation, en pratique

Le dossier du projet est consultable à la mairie de Thenon les lundis de 14h à 17h, les autres jours de la semaine de 9h à 12h et de 14h à 17h sauf le samedi, de 9h à 12h. Un registre sera mis à disposition pour consigner d’éventuelles observations.

Les deux conseils municipaux devront rendre leur avis : Thenon, comme zone d’implantation ; Azerat, comme zone possiblement impactée car elle est située dans un périmètre d’1 km.

Le 21 octobre 2019, l’inspecteur de la direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement Nouvelle Aquitaine unité départementale de la Dordogne a estimé que le dossier présenté par la SAS Lagarde & Laronze était complet et régulier.



Catégories :politique

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